Voilà des semaines que cela dure. Des semaines que le LOSC répète inlassablement le même scénario. Loin d'être ridicules hier sur la pelouse de Mestalla, les Lillois ont, comme souvent ces derniers temps, proposé du jeu, développé des actions dangereuses pour arriver devant le but sans parvenir à conclure quoi que ce soit. « Il y a de l'envie mais rien ne nous sourit en ce moment, regrette Florent Balmont. Dans l'état d'esprit, on y est mais la roue ne veut pas tourner pour l'instant ».
Lille aurait, il est vrai, mérité de mener au score. Béria, à deux reprises (8e, 15e), puis Balmont surtout (36e) sur un joli contre mené par Roux et Payet, s'étaient rapidement crée de vraies occasions. Payet d'une frappe sèche dans le petit filet (42e), a lui aussi eu très nettement la possibilité de marquer. Autant dire qu'il y avait la place. Mais dans le camp nordiste en ce moment, non seulement rien ne tourne rond, mais en plus tout part de travers.
Résultat, alors que les joueurs de Rudi Garcia semblaient à l'aise dans le jeu et commençaient à opérer une domination, c'est Valence qui ouvrait le score d'une contre-attaque fulgurante. Soldado, en relais avec Jonas, servait dernier qui s'infiltrait dans la surface et ajustait Landreau (1-0).
Cela pouvait paraître injuste mais personne n'était vraiment surpris de revoir, une fois de plus, le match suivre le même déroulement que ces dernières semaines. Surtout qu'une fois menés au score, les Lillois ont tenté de ne pas baisser la tête sans parvenir toutefois à amorcer une vraie révolte sur le terrain. Pire, au lieu de profiter des coups de pied arrêtés, une arme qui a déjà fait ses preuves à l'extérieur, les Nordistes vendangeaient dans ce domaine, en particulier Pedretti et Payet. Le Réunionnais, plus entreprenant sur les frappes, trouvait le petit filet juste avant la mi-temps (42e).
Pas d'étincelle Dans un stade Mestalla qui a rapidement pris l'habitude de siffler à chaque passe en retrait des Valenciens, les Espagnols n'étaient pas décidés à lever le pied. Le LOSC tenait le choc mais donnait l'impression de développer un jeu linéaire, sans réelle étincelle. Autant Mendes et son insouciance peuvent être intéressants en championnat, autant dans ce genre de compétition, il lui est plus difficile de s'exprimer (47e).
Payet s'employait alors à enchaîner les frappes (55e, 63e, 69e) : on peut louer sa prise de risque mais pointer du doigt son manque de réalisme qui empêche le LOSC d'espérer mieux sur le terrain. « On a fait de belles choses ce soir et on a bien essayé de s'accrocher sur la fin de match, preuve que le problème n'est pas mental », assure Florent Balmont. Où se situe-t-il alors ?
Ferghouli, lui, ne se posait pas ce genre de question et entamait une percée qui permettait à Gago de tester la détente de Landreau (66e). Mais comme trop souvent ces temps-ci, le gardien lillois ne terminait pas la soirée sans encaisser un but exceptionnel : un centre-tir de Tino Costa sur le côté droit, que Chedjou ne parvient pas à stopper, qui s'en va se loger sous le transversale de Landreau, qui avait pourtant touché le ballon (2-0, 76e ). Quand l'impression de déjà-vu se répète aussi souvent, on se demande bien comment le LOSC va pouvoir inverser la tendance. Plus que jamais, il y a pourtant urgence.
GAËLLE LAURENT-DRIDI (À VALENCE) > gaelle.laurent@nordeclair.fr







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