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Le LOSC n'a pas de quoi parader

Publié le 07/10/2012 - Mis à jour le 07/10/2012 à 05:36

Par Nord Eclair

| FOOTBALL ILIGUE 1 I8E JOURNÉE : LILLE - AJACCIO, HIER SOIR |
De Melo n'était pas dans un grand jour...
De Melo n'était pas dans un grand jour...

Après une série de sept matches sans victoire en L1, Lille a battu hier soir Ajaccio, s'évitant de sombrer dans la crise. Mais que ce fut moche à voir.SÉBASTIEN NOÉ > sebastien.noe@nordeclair.fr
C'est ce qu'on appelle le minimum syndical. Lille n'avait plus le droit de se louper et il respire un peu mieux ce matin. Sa deuxième victoire de la saison en Ligue 1, la première au Grand Stade, lui permet ainsi de remonter dans la première partie du classement (10e, 10 points). Il lui donne du temps, celui de la trêve internationale qui s'annonce, pour récupérer ses blessés, Martin et Kalou, et les intégrer à un système de jeu toujours en friche.
Il faudra au moins ça pour répondre aux prochaines échéances. Car le visage affiché hier par les Nordistes n'a rien d'une promesse d'un avenir chantant. On s'est ennuyé ferme au Grand Stade et l'indigence du jeu lillois interpelle après de si nombreuses saisons où le spectacle offert par les hommes de Rudi Garcia fut si souvent loué. Les Lillois ont souvent répété depuis le début de saison qu'il fallait faire le deuil d'Eden Hazard.

Roux et Mendes,
buteurs discrets

On n'avait pas forcément compris que ça englobait la faculté des Nordistes à réussir des passes et des décalages.
On est sévère, on exagère. Peut-être. Il faut sans doute s'habituer à attendre moins de ce groupe si souvent brillant. Surtout quand il est amoindri par les blessures et touché par le doute. Bien trop juste en Ligue des champions à Valence, le LOSC cherche des solutions depuis plusieurs semaines. Hier, Rudi Garcia a innové en se privant de Dimitri Payet, sans doute son joueur offensif le plus percutant depuis août, et en associant Roux et De Melo, appuyé par Mendes. On n'a pas toujours compris quel était le système mis en place et on a l'impression que les joueurs étaient tout autant perdus. L'ironie, et peut-être le motif d'espoir, est que la lumière est venue de deux des trois offensifs alignés, Roux et Mendes, par ailleurs très décevants.
Dans quinze jours, face à des Girondins de Bordeaux qui ont clairement plus d'arguments à faire valoir qu'une équipe d'Ajaccio volontaire mais limitée, il faudra montrer beaucoup plus pour créer le début d'une série. Les Lillois pourront au moins retenir qu'ils peuvent parfois être efficaces.

Mutu a essayé
Après une première demi-heure où on avait évité la somnolence uniquement grâce à une frappe non cadrée de Mendes (22e), la première véritable alerte venait des pieds de Pedretti qui plaçait un coup franc magistral qui percutait la lucarne du but d'Ochoa (33e). En face, les Corses ne se montraient dangereux que par l'intermédiaire de la star roumaine Adrian Mutu, aussi lent que classieux. Son coup franc, frôlé de la tête par André, était ainsi tout proche de doucher les travées du Grand Stade. Finalement, le LOSC se détachait grâce à une action digne des grandes années. Récupération de De Melo, jeu en triangle Pedretti, Balmont et Debuchy. Le centre du latéral était repris magistralement de la tête par Roux qui ouvrait le score (1-0, 42e ).
Rassuré, Lille sans vraiment décollé dans le jeu ne tardait pas à se mettre à l'abri. Sur un nouveau centre de Debuchy, Bouhours ratait son intervention et le ballon revenait sur Mendes qui fusillait Ochoa (2-0, 56e). Le Cap-verdien allait être remplacé par Payet qui, du coup, patientait quelques minutes avant d'entrer. La fin de rencontre n'était pas beaucoup plus sexy. Hormis une chaude alerte sur une passe en retrait mal assurée de Debuchy et une frappe de Mutu bien repoussée par Landreau, il ne se passait plus grand-chose (67e) dans une soirée qu'on ne risque pas d'avoir envie de se repasser à la vidéo.w

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