Castres rêve de devenir calife à la place du calife

Publié le - Mis à jour le 29/09/2012 à 08:29

Nord Eclair

| RUGBYITOP 14IDEMI-FINALE, TOULOUSE - CASTRES, CE SOIR |
Les Castrais, à l'image ici de Romain Cabannes et Thomas Sanchou, ne veulent pas s'arrêter en si bon chemin.
Les Castrais, à l'image ici de Romain Cabannes et Thomas Sanchou, ne veulent pas s'arrêter en si bon chemin.

Le Stade Toulousain, tenant du titre, et Castres, outsider discret mais ambitieux, s'affrontent ce soir à Toulouse en demi-finale du Top 14 dans une confrontation à forte connotation régionale et au scénario incertain, entre puissance castraise et inconnues toulousaines.

Entre le grand Stade Toulousain, dix-huit fois champion de France et demi-finaliste pour la 19e année consécutivement, et le Castres Olympique, dont le dernier titre date de 1993 et la dernière demi-finale de 2001, la comparaison est éloquente.
Cette année-là, le bourreau des Tarnais en demi-finale ne fut d'ailleurs autre que le Stade Toulousain. Il a ensuite fallu onze ans au CO, propriété du groupe pharmaceutique Pierre-Fabre, pour retrouver ce rang après deux tentatives infructueuses en match de barrage en 2010 et 2011. « Quand on regarde le nombre de finales, de titres du Stade Toulousain, quand on se penche sur la qualité individuelle et collective de cette équipe, on n'est pas invité », assure l'entraîneur des Tarnais, Laurent Travers, artisan, avec son compère Laurent Labit, du renouveau castrais depuis leur arrivée au club en 2009.
Côté toulousain, la musique est plus monotone mais les supporteurs ne s'en lassent pas : le Stade, tenant du titre, est de longue date qualifié pour les demi-finales, organisées cette année dans la Ville Rose.

Mettre un brin de folie
Ce soir, le favori sera donc également la puissance invitante. « C'est quand même un aspect positif pour nous. Mais avec le fait que c'est une confrontation régionale, avec Castres à trois quarts d'heure de Toulouse, je pense que le Stadium sera équitablement garni entre Castrais et Toulousains. Je ne suis pas certain que ce soit un avantage particulier pour nous », a déclaré l'entraîneur des avants toulousains, Yannick Bru.
Au-delà du contexte, le niveau du Stade Toulousain est paradoxalement la plus grosse inconnue de cette demi-finale. Éliminé sans gloire (19-14) en quart de finale de coupe d'Europe à Édimbourg en avril dernier, l'équipe de Yannick Bru, Guy Novès et Jean-Baptiste Elissalde peine depuis à retrouver de sa superbe et jouera gros dès le coup d'envoi. Une entame tonitruante, comme celle livrée au même stade de la compétition face à Clermont l'an passé à Marseille, pourrait clore rapidement les débats. Mais, dans le cas contraire...
Castres a en effet marqué les esprits face à Montpellier (31-15) en match de barrage. Par son agressivité, son organisation défensive bien rodée et la précision de ses buteurs Romain Teulet et Pierre Bernard, le Castres Olympique a franchi cette première étape sur laquelle il avait buté en 2010 à... Toulouse (35-12) et en 2011 face à Montpellier (28-27).
Le plan de jeu proposé aux Toulousain devrait être du même tonneau, un zeste de folie offensive en plus. Les Tarnais ont déjà réussi leur saison, n'ont pas grand chose à perdre et Toulouse joue sa saison. Verdict ce soir au Stadium.w

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