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- Meurtre de Lambersart : Clélia, 18 ans, assassinée...
FAITS DIVERS - C'était princesse Clélia
Clélia Médina, 18 ans, a été sauvagement tuée et abandonnée dimanche matin sur les bords de la Deûle, à Lambersart. Ses proches la présentent comme une jeune femme pétillante. La dernière qu'elle avait été aperçue, c'était au Flibustier à Lille (où elle a passé sa dernière soirée, NDLR). " C'était sa discothèque préférée, elle y allait très régulièrement. " Ses amis sont tout autant élogieux. Fabien parle d'une fille qui « souriait tout le temps », et « qu'on ne pouvait pas ne pas aimer ». Lauranne, elle, connaît Clélia depuis son enfance, et décrit une jeune femme « qui avait du caractère, mais toujours le coeur sur la main, prête à aider, à aimer, à donner. »
Personnage-clef de la famille
Elle était un moteur pour ses nombreux amis, mais également dans son foyer où elle jouait le rôle d'aînée d'une famille recomposée, avec deux frères et cinq demi-frères et soeurs. « C'est le personnage-clef de notre famille, assure Carole. Quelqu'un sur qui on pouvait compter. Je me souviens encore de ces trois jours que j'avais dû passer à l'hôpital, il y a quelques mois. À mon retour, j'ai constaté qu'elle s'était occupée de tout.
Une vraie fée du logis ! » Après avoir fréquenté l'école primaire d'Erquinghem-le-Sec, Clélia a été scolarisée à Haubourdin, au collège du Parc puis au lycée Beaupré. Elle a ensuite commencé un BEP d'aide à la personne à Estaires, avant de se rabattre sur une formation en gestion et en esthétisme à Loos-lez-Lille, au lycée professionnel Notre-Dame du Sacré-Coeur. « C'est ce qu'elle aimait, prendre soin d'elle, confie son amie Lauranne. Elle savait qu'elle était belle, et ne sortait jamais sans s'être maquillée ou sans avoir minutieusement choisi ses vêtements. » Samedi dernier, Carole se souvient d'ailleurs de l'avoir aidée à se préparer. « Elle m'a demandé si je la trouvais jolie », murmure-t-elle. La réponse était dans la question.
Sa maman l'a ensuite conduite en voiture à Lille, où elle devait passer la soirée au Flibustier - un club de la rue Gambetta - en compagnie de quelques amies. « Je ne l'ai plus revue », soupire Carole, dont la famille est soutenue par de nombreux amis.
Folle inquiétude
Jusqu'à lundi, elle ne s'est pas inquiétée. « Clélia était indépendante, elle passait souvent des week-ends entiers à Lille. Et comme c'étaient les vacances... Elle m'avait juste dit qu'elle rentrerait certainement avec Julien, son copain... » Plusieurs fois, elle essaie de l'appeler, mais tombe sur sa messagerie. Lundi en fin d'après-midi, Carole apprend qu'une jeune femme a été retrouvée morte à Lille. Au téléphone, Julien lui assure avoir bien déposé sa fille comme convenu à proximité de son domicile. Folle d'inquiétude, elle téléphone aux gendarmes qui la mettent en contact avec la DIPJ (direction interrégionale de police judiciaire) de Lille, qui cherche alors à identifier le corps.
« Je pensais encore que ce pouvait être une erreur, que j'allais revoir ma fille. Ça m'a fait un choc quand j'ai compris. On ne croit jamais que ce genre d'horreur peut vous arriver. Ma fille ne méritait pas ça, d'être jetée comme un chien au bord d'un canal. Un accident, c'est dur, mais là, c'est insupportable. On a défiguré Clélia. » Au sujet de Julien, ce jeune homme suspecté du meurtre (lire ci-dessous), Carole n'exprime pas de haine. Plutôt de l'incompréhension, et une soif de vérité. Elle ne saisit pas pourquoi ce garçon qui était « quasiment de la famille » aurait pu en arriver là. « Ils s'aimaient. Je sais qu'il était violent, qu'il l'avait déjà frappée. Mais tant qu'on ne m'aura pas expliqué comment on peut être sûr que c'est lui, je ne serai pas tranquille.
Bruno Renoul
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