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- Paln Social à La Redoute: 672 emplois supprimés
Nord éclair - 13/11/08
La Redoute entre strass et stress
Dernières minutes... 20 octobre 2008
Plan social à La Redoute : 672 suppressions d'emploi
La Redoute, société du groupe Redcats qui lui-même appartient à la galaxie PPR, a annoncé ce matin aux syndicats lors d'un CE extraordinaire la suppression sèche de 672 emplois dans les 4 ans à venir. Conséquence directe d'un ralentissement de la consommation ces huit derniers mois, La Redoute a vu son chiffre d'affaires reculer. Ce plan social est censé relancer la compétitivité de la marque.
On a dit des syndicats cet été, SUD-VPC notamment, qu'ils avaient crié au loup trop tôt, et couler le navire avant même qu'il n'ait pris l'eau. Et pourtant, aujourd'hui, c'est bien la direction qui écope son vaisseau. Ce mardi matin, Nicolas Bernard, pdg de l'enseigne, a annoncé lors d'un CE extraordinaire la suppression prochaine de 672 emplois à La Redoute.
240 suppressions devraient concerner directement ou indirectement le siège de Roubaix. 151 personnels administratifs et 91 salariés du tri courrier qui ne devraient pas être licenciés mais juste « externalisés ». 430 autres suppressions toucheront les supports dits « extérieurs », ce que La Redoute appelle ses RVC et RVS. Il s'agit en réalité des « rendez-vous catalogue » et « rendez-vous shopping », des relais-boutiques où les clients retirent et commandent leurs colis. 81 de ces relais vont donc fermer. Selon Fabrice Peeters, délégué CGT, il apparaît évident que tous ces relais sont amenés à disparaître dans un avenir plus ou moins proche.
Raphaël Tassart
EN VIDEO
Jean-Christophe Leroy, CGT, scandalisé par ces suppressions de postes annoncées
VIDEO REALISEE PAR RAPHAEL TASSART
Nicolas Bernard, Pdg de La Redoute, justifie les 672 suppressions d'emplois : marché en baisse et évolution des métiers dans l'enseigne roubaisienne
VIDEO REALISEE PAR RAPHAEL TASSART
La Redoute va supprimer 672 emplois
La Redoute, symbole de l'air du temps
« La VPC vit une révolution et va devoir s'adapter »
Le maire de Roubaix craint d'autres plans
REPÈRES
Dernières minutes... 15 octobre 2008 à 11:46
CE extraordinaire mardi 21 octobre à La Redoute
On vient d'apprendre qu'un comité d'entreprise extraordinaire se tiendrait mardi prochain au siège social de La Redoute à Roubaix. Ce CE s'inscrit dans un contexte qu'on sait morose, le groupe Redcats ayant accusé pour le premier semestre 2008 un recul de ses résultats nets de 36%. Les syndicats, et surtout SUD-VPC qui craint un plan social, tirent depuis cet été la sonnette d'alarme. A l'ordre du jour du CE extraordinaire : un point sur la situation économique de La Redoute et la restauration de sa compétitivité.
Nord éclair - 10/10/08
Entretien avec Nicolas Bernard, Pdg de La Redoute
La Redoute : «réfléchir aux bonnes décisions»
Le salon du e-commerce, du marketing direct et de la vente à distance s'est ouvert hier à Lille Grand Palais. En présence, très attendue, du PDG de la Redoute, Nicolas Bernard, qui dit «comprendre les inquiétudes de ses salariés devant la baisse du chiffre d'affaires.»
Une étude du CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) montre que 78 % des Français achètent aujourd'hui à distance (+ 5 % par rapport à 2006). Pour Robert Rochefort, directeur du CREDOC, cette évolution est due à l'essor constant d'internet, «canal numéro un de la vente à distance.» Un achat à distance qui capte d'autant plus de consommateurs qu'il est «un facteur de concurrence».
Comparaison des offres et meilleurs prix, gain de temps, économie sur les coûts de transport, tout va pousser la vente à distance à se développer. Un mouvement que la Poste s'efforce d'accompagner en optimisant l'expédition des colis via notamment la création de Cityssimo (retrait de colis 24h/24 et 7 jours/7), expérimenté à Lille République pour l'instant. Jean-Paul Bailly, président de La Poste, relève cependant«la résistance du catalogue et du courrier» et aurait voulu que l'étude relève son importance dans «le processus de décision de l'acheteur», plus complexe qu'il n'y paraît.
Mais s'il en est un dont la présence sur le salon VAD était hier très attendue, c'est bien Nicolas Bernard, PDG de La redoute, une entreprise «où 55 % des ventes se déroulent aujourd'hui sur internet.» De quoi «changer la culture de l'entrepriseet revoir nos modes d'organisation» admet le PDG pour qui, malgré tout, «le papier et notamment le catalogue, mais peut-être avec moins de pages dans l'avenir, continueront à jouer un rôle majeur» dans les achats à distance.
Mais une fois le débat terminé, c'est sur la situation économique de La Redoute que Nicolas Bernard a accepté de s'arrêter. Côté syndical, on assure que le chiffre d'affaires de l'entreprise serait en baisse de 8 % par rapport à l'année dernière, quand d'autres affirment que La Redoute a subi une perte nette de 6 millions d'euros. «Je ne commente pas ces chiffres qui n'ont pas été communiqués par l'entreprise», «une baisse d'activité et donc, de chiffre d'affaires. On a la nécessité de réfléchir aux projets commerciaux et d'adapter les moyens à une situation historique. L'entreprise effectue ce devoir de réflexion et si quelque chose est à annoncer, ça le sera aux partenaires sociaux.»
Les salariés, eux, ont déjà dit leurs inquiétudes, «inquiétudes que je comprends et je souhaite que nous réfléchissions ensemble aux bonnes décisions à prendre pour inscrire La Redoute dans les 80 ans à venir», poursuit Nicolas Bernard. Un PDG qui confirme encore «la suspension» du développement des magasins So Redoute. «Deux autres doivent encore ouvrir à Toulouse et Lyon mais au-delà, on suspend. On n'a pas aujourd'hui les performances qui permettent le développement de leur activité dans la sérénité», ajoute-t-il.
Mais pour le PDG, «la Redoute a une chance extraordinaire en étant leader des ventes de prêt-à-porter féminin et premier sur le net». De quoi permettre à Nicolas Bernard d'affirmer que son « entreprise est la plus apte à encaisser les chocs et à rebondir quand la consommation reprendra.» Cet espoir, nul doute que les 5.000 salariés de La Redoute doivent le partager avec leur PDG
Christelle Jeudy
Nord éclair - 06/10/08
Falque-Pierrotin, Pdg de Redcats, s'en va
Nord éclair - 25/09/08
Le géant La Redoute en mauvaise santé
C'est le dernier numéro du magazine économique Challenges qui vient confirmer nos informations : la marque roubaisienne La Redoute connaît des jours plus que sombres. Selon nos confrères qui titrent sur une Redoute qui "bascule dans le rouge", le géant de la VPC accuserait, pour ce premier semestre 2008, une perte nette de 6 millions d'euros contre un bénéfice enregistré à 27 millions pour l'exercice précédent.
Fragilité dont nous parlions dès la fin août dans nos colonnes en évoquant le recul de 36% observé par le groupe Redcats dans son résultat net semestriel. Selon Challenges, les ouvertures de nouveaux magasins "so Redoute" seraient pour l'heure gelées et une partie des quelques actuels 700 intérimaires prévenus que les temps seraient durs pour les contrats en 2009. Le magazine avance également qu'un plan de de développement devrait être présenté aux syndicats d'ici la fin de l'année.
On sait par ailleurs que les rumeurs actuelles prêtent à la direction des projets de plan social. Le groupe Redcats ne cache pas non plus qu'il pourrait dans les mois à venir "faire évoluer" ses métiers voire même poursuivre ses externalisations de services.
Ces nouvelles interviennent dans un contexte de baisse sévère de la consommation qu'on sait noir pour la distribution et l'habillement. Si Redcats et La Redoute, historique leader qui compte parmi les navires les plus solides, admettait dernièrement dans la bouche de son président traverser une épreuve difficile. On devine combien ces difficultés doivent être partagées par la concurrence parfois moins fragile. Aux Trois-Suisses, on nous confiait il y a quelques semaines des témoignages largement inquiétants...
La Redoute craint le pire...
...Ou s'y prépare sans le vouloir. Selon le syndicat SUD-VPC, qui refuse de divulguer les chiffres du premier semestre 2008, les résultats financiers ne seraient pas au beau fixe et pourraient conduire droit vers une fusion des services dans le groupe Redcats, voire un plan social.
A La Redoute, comme ailleurs dans la VPC ou l'habillement finalement, un mauvais chapitre suit souvent un autre. Avril 2008. Des négociations salariales mal goupillées jettent le site-dépôt de la Martinoire dans le conflit. Un mois de manifestation et d'enlisement. Mai 2008, Bertrand de Talhouët, Pdg de la Redoute, paie d'une certaine façon la facture et quitte ses fonctions. Fin août 2008, aujourd'hui, le catalogue annonce d'autres pages sombres pour le géant VPCiste roubaisien. L'information n'est pas officielle, la direction, qui dit ne pas vouloir commenter les rumeurs, ne confirme ni n'infirme rien, mais du côté du syndicat SUD, on en est intimement persuadés : les chiffres du premier semestre 2008 ne sont pas bons. Par prudence, on refuse d'étaler les chiffres dans les colonnes des journaux, mais pour le syndicat, c'est sans appel le résultat est négatif.
« Au conseil d'administration de mardi (le 26/08), le Pdg a confirmé que La Redoute perdait de l'argent. », explique-t-on à SUD-VPC en avançant que l'enseigne serait déficitaire depuis l'entrée dans PPR ce que la direction de Redcats conteste par ailleurs formellement. Tout le sujet des craintes actuelles vient de ce que La Redoute joue le rôle de navire fort au sein de la flotte d'enseignes du groupe Redcats auquel elle appartient. SUD-VPC rappelle qu' « en 2007, Redcats notait un recul de ses résultats d'environ 15 % pour toutes ses marques », exceptée La Redoute qui aurait été la seule à ne pas prendre l'eau. « Aujourd'hui, les choses vont toujours mal dans les marques de Redcats et La Redoute n'est plus là pour compenser les mauvais résultats des autres. La situation est grave. Et ce ne sont pas là que des rumeurs, ou alors des rumeurs très très sérieuses ».
Les conséquences de ces mauvais chiffres, SUD-VPC croit les deviner et les craint plus que tout : « Il y a de fortes chances pour qu'on nous parle de mise en synergie des ressources Redcats et de fusion des services administratifs entre Cyrillus, La Redoute, Daxon et les autres. » Avec à la clé, « oui, un plan social, ça nous pend au nez de toute façon ».
Et SUD-VPC de lire l'arrivée de Nicolas Bernard, homme fort de Redcats qui succède à Bertrand de Talhouët, comme un signal : « il a fait beaucoup de boîtes à Redcats. Si il y a une personne capable de pratiquer des regroupements, c'est bien lui » . Là encore, la direction livre la même réponse, « nous ne commenterons pas des rumeurs », et préfère renvoyer les journalistes vers les plutôt bons chiffres de PPR publiés justement ce jeudi (ndlr, PPR a multiplié son résultat net semestriel par 2,5). SUD-VPC qui veut bien croire aux compétences et à l'enthousiasme incontestables du nouveau Pdg Nicolas Bernard, ne se montre pas pour autant rassuré. Et se demande même combien de temps PPR et ses actionnaires auront envie de garder un groupe peu rentable avant de vouloir le vendre.
Selon Reuters, le groupe Redcats accuserait un recul de 36% dans son résultat net semestriel et attribuerait ça au ralentissement de la consommation générale ainsi qu'aux grèves du mois d'avril. « Le pire, c'est que même si on était à vendre, il n'y aurait pas beaucoup d'acheteurs au portillon » . Dans la région, La Redoute représente à elle seule près de 5000 emplois.
Raphaël Tassart





