Y a-t-il une pollution du délaissé de la Lys et de l'îlot ?

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Nord Eclair

Des boues polluées ont été ramenées sur l'îlot.
Des boues polluées ont été ramenées sur l'îlot.
L'absence de courant, les pollutions anciennes ou à venir... les riverains s'inquiètent de la dangerosité du site.
Retour en arrière. Des boues flamandes de dragage sont déposées par barge sur l'îlot. Des centaines de tonnes de boues déversées qui contiennent des matières toxiques, dont des métaux lourds. Les études menées sur les différents points de dragage (32 points de sondage) ont ainsi révélé la présence importante de zinc, chrome, cadmium, mercure ou PCB. Des boues qui ont ensuite décanté par évaporation.
Si l'implantation d'une flore, comme des saules, avait été installée vers 2001-2002, le site est « aujourd'hui entièrement abandonné », explique un riverain. Qui évoque le projet, qui semble tombé aux oubliettes, de recouvrir l'îlot d'un revêtement géotextile et d'y redévelopper une zone verte.
Des riverains qui s'inquiètent également, en raison du manque de courant, qu'une pollution de plus importante se fasse jour avec l'envasement du délaissé de la Lys.
Mais peut-on faire un lien entre ces éventuelles pollutions du délaissé et de l'îlot avec les conclusions de l'étude Aéropa (association européenne régionale des organisations contre la pollution de l'atmosphère) ? Qui avait démontré des pollutions épisodiques sur Bousbecque dont la source reste inconnue. Peut-on imaginer que par le jeu des vents et des pluies, des particules polluées du délaissé et de l'îlot ne viennent se poser à Bousbecque ? Pour le maire, Jean-Pierre Brand, la corrélation n'est pas évidente, même s'il rappelle que la pollution viendrait de Belgique, avec des vents de nord, nord-est.
Atmo Nord qui surveille la qualité de l'air, doit mener des études complémentaires sur la commune. Le maire leur a également transmis la cartographie des feux identifiés dans la commune. Ces études ont pris un peu de retard. « Au mois de mai, nous allons délibérer pour que la commune prenne sa part dans le financement de cette étude complémentaire, précise le maire. Il en va de notre responsabilité, c'est un problème de santé publique ».  F.ST.

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