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Vidéosurveillance : un projet très attendu
Par pour Nord Eclair, Publié le 31/10/2012 - Mis à jour le 31/10/2012 à 05:34
Par
| COMINES |
LOUIS DIEU > louis.dieu@nordeclair.fr
Des salons d'honneur remplis pour plus d'une heure et demie de réunion. Pas de doute : la sécurité à Comines est un sujet très concernant. D'autant plus avec les spectaculaires attaques d'enseignes prestigieuses (bijouterie Sence, prêt-à-porter Deburck) et les initiatives d'équipement en vidéosurveillance d'autres communes du secteur, comme Halluin, Linselles ou Bousbecque.
Huit sites stratégiques retenus
Officiellement, il s'agissait pour Alain Detournay de présenter l'étude du futur projet d'installation d'un système de « vidéoprotection » : « Rien n'est décidé. Tout est ouvert », a insisté le maire de Comines.
Présentation sur écran géant à l'appui, Marie-Eliane Gerthoffert et Patrice Equinet, d'AV Protec (un bureau d'études qui a déjà expertisé une vingtaine de communes), ont exposé leur système : huit sites ont été retenus pour l'implantation des caméras suite à un premier comité de pilotage avec les forces de l'ordre. Il s'agit de ce que les deux spécialistes de la « vidéoprotection urbaine » appellent les îlots stratégiques et autres « axes de fuite » empruntés par les délinquants à la suite des braquages ou cambriolages : Grand place, rue d'Hurlupin, passage vers la Belgique, Nautilys, équipements sportifs et restaurant municipal.
Après avoir développé d'autres points plus techniques (types de caméras, modalités d'enregistrement, architecture de transmission), Patrice Equinet et Marie-Eliane Gerthoffert ont tenu à préciser que la vidéosurveillance n'est « qu'un outil parmi d'autres » et que la CNIL « veille au respect des libertés individuelles ».
Autant de précautions oratoires qui ne se sont pas avérées nécessaires au vu des réactions des Cominois présents lundi soir, favorables à l'idée dans leur écrasante majorité : « Les gens sont demandeurs de caméras », assure ce commerçant. D'autres vont plus loin : « Il faudrait intégrer les systèmes de vidéoprotection domestiques à votre futur réseau ». « J'ai subi deux cambriolages, lance un autre homme. Sur les sept caméras que compte le quartier de la Bourgogne à Tourcoing, six sont hors-service. Armez vos policiers municipaux, Monsieur le maire ! » Selon toute vraisemblance, la Ville ne prévoit pas d'employer un agent pour visionner les écrans de contrôle mais conserverait les images enregistrées 14 jours. Voilà pour la question de « la portée du projet » soulevée par une jeune femme. « Et son coût ? » Aucune précision sur le sujet. Même si le maire estime à 100 000 E le préjudice subi par la Ville « suite aux dégradations des bâtiments municipaux ». Une réponse en filigrane ? Quoi qu'il en soit, reste l'épineuse question des aides attribuées ou non par l'État. Là-dessus, l'édile est clair : « Pas de projet sans subvention ». En attendant, l'idée de la vidéosurveillance a plus que fait son chemin dans les esprits.w





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