Les manifestants s'étaient réunis devant un parc de la rue Corneille où la commune devrait installer un village d'insertion comme ailleurs dans la métropole. Ils ont ensuite pris la direction de la mairie en scandant des slogans hostiles à la population Roms. Mais en arrivant devant l'hôtel de ville, un dispositif policier leur barrait l'entrée.
Le groupe a donc fait demi-tour pour tenter de trouver le maire dont il réclame la démission. Ils l'ont finalement trouvé dans une salle communale un peu plus loin. Le dialogue a été vif, Frédéric Marchand a été bousculé. Le ton est monté. Il y a eu certains crachats dans la foule et même quelques coups de pieds.
Face à cette impasse, le maire a voulu partir mais les manifestants lui ont barré la route. Il a fallu user des coudes. Tout en l'insultant, des membres du cortège ont même tenté de poursuivre le maire lorsqu'il s'est échappé par une porte.
La troupe a ensuite quitté la salle communale. Un peu plus tard, Frédéric Marchand a confié devant la presse qu'il avait eu peur, mais qu'il reste déterminé plus que jamais à poursuivre son projet.
Plus de détails demain dans Nord éclair.







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