L'entretien des familles d'Antoine et Vincent, tués au Mali le 7 janvier 2011, avec le Président a duré un peu plus d'une heure. Le temps pour les familles d'exprimer leurs doutes et leurs interrogations concernant l'intervention de l'armée qui a coûté la vie aux deux jeunes Linsellois.
Le Président a assuré que "rien ne viendra entraver l'action de la justice, qui agira en toute indépendance et disposera de tous les moyens et de tous les appuis nécessaires au plan national et international dans sa recherche de la vérité", a rapporté la présidence dans un communiqué.
Pour Annabelle Delory, la soeur de Vincent, l'entretien a été plutôt intéressant. Elle se réjouit de voir que le Président s'est montré plutôt favorable à la levée du secret défense. Même si c'est à la commission de sécurité défense de déclassifier le dossier. "Une nouvelle demande avait été formulée dès le lendemain de notre entrevue avec les juges (en septembre, ndlr", explique Annabelle Delory.
Mais il reste encore beaucoup de parts d'ombre pour les familles d'Antoine et Vincent. Et notamment sur la décision d'intervention. "Le Président ne peut pas répondre à la place de son prédécesseur, commente pour sa part Catherine De Léocour, la soeur d'Antoine. On a peu de réponses sur ce qui a amené cette intervention".
Antoine et Vincent pourraient avoir la reconnaissance de l'Etat avec un statut de victime du terrorisme.
Plus d'informations demain dans Nord éclair

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