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Lille 1 : faire mieux avec moins de moyens

Publié le 02/10/2012 - Mis à jour le 02/10/2012 à 09:53

Par Nord Eclair

| ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR |
Philippe Rollet (à droite), réélu président de Lille 1, aimerait aussi  qu'on parle de l'université comme d'un «lieu d'excellence».
Philippe Rollet (à droite), réélu président de Lille 1, aimerait aussi qu'on parle de l'université comme d'un «lieu d'excellence».

Le président de l'université de Lille 1 (sciences et technologies) a dressé les contours d'une rentrée marquée par
la réduction de 12 % des moyens l'an prochain. D'où l'obligation « d'innover » encore plus pour l'équipe universitaire.
CHRISTELLE JEUDY > christelle.jeudy@nordeclair.fr
Tous les présidents d'universités le disent : cette rentrée dans le supérieur public, plus qu'une autre encore, est marquée par leur inquiétude sur les financements. Lille 1 ne fait pas exception à la règle et Philippe Rollet, qui entame son second mandat de président, a confirmé avoir rédigé une lettre de cadrage entérinant une réduction de 12 % des moyens sur le budget de l'an prochain. Une décision « raisonnable » basée sur des moyens « qui ne seront pas en progression », a-t-il expliqué. Et pour Lille 1, ça donne déjà 1 million d'euros « gelé » sur les dotations de fonctionnement. Ajouté à cela le fait que l'université « n'a pas reçu les crédits d'État » destinés aux travaux de maintenance, soit 1 million d'euros de plus en moins et le président fait ses comptes : « Deux millions d'euros qui manquent, c'est beaucoup ! ». En même temps, le président se dit conscient que « la situation économique » globale est difficile. Mais arrive alors une autre inquiétude, celle portant sur la masse salariale « que l'État doit compenser à l'euro près ». D'où l'espoir exprimé par Philippe Rollet que les universités « continuent à être accompagnées car elles souffrent d'un retard objectif de financement ». Pour autant, pas de raison de baisser les bras, « on va mener une politique de développement de Lille 1 dans un cadre financier que j'espère le moins contraint possible », assure le président. Forcément, après les bémols réitérés du président de Lille 2 sur la future Université de Lille, on attendait également Philippe Rollet sur ce sujet. Pas vraiment celui que préfère le président de Lille 1, d'ailleurs, plus volontaire pour évoquer « le dynamisme » de son université impliquée dans « des projets coopératifs forts ». Mais bon an mal an, Philippe Rollet s'y colle, à ce sujet. Pour dire que « Lille 1, Lille 3 et les grandes écoles ont la volonté politique de faire l'Université de Lille ». Mais, surtout, de « travailler sur des projets concrets montrant la valeur ajoutée de l'Université de Lille dans différents champs, que celle-ci est porteuse de nouveautés ».

Conférence inaugurale commune avec Lille 3
« Ensuite, nous engagerons la réflexion de nos équipes sur un projet collectif », poursuit-il en ajoutant trouver « un fort intérêt à renouveler le Pôle régional d'enseignement supérieur (PRES) ». Un point sur lequel « c'est en train de bouger positivement, avec la volonté de faire du PRES un lieu d'échanges et de mise en cohérence des stratégies de nos établissements ». Pour Philippe Rollet, le PRES « se fera sur des projets innovants structurants, comme par exemple la lisibilité et l'attractivité de l'offre des formations au plan régional, chantier crucial ». Et comme pour illustrer ce que peut apporter l'Université de Lille, la conférence inaugurale du 16 octobre sera commune à Lille 1 et Lille 3 (sciences humaines et sociales). Une « première » qui « préfigure une démarche fondée sur des projets concrets » pour Philippe Rollet et Fabienne Blaise, la présidente de Lille 3 qui dévoilera lundi les contours de sa première rentrée aux manettes de l'université de sciences humaines et sociales.w

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