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Le redressement productif passera par l'agroalimentaire et les régions

Publié le 01/11/2012 - Mis à jour le 01/11/2012 à 05:32

Par Nord Eclair

| ÉCONOMIE |
Guillaume Garot en visite à l'usine de levures Lesaffre.
Guillaume Garot en visite à l'usine de levures Lesaffre.

Le ministre délégué en charge de l'Agroalimentaire a lancé hier les travaux de réorganisation des filières bois et agroalimentaire dans la région. Les réflexions démarrent localement avant la mise en place d'un plan national.

Faire en sorte que l'agroalimentaire participe directement au redressement économique du pays », voila comment le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, résume l'objectif des rencontres régionales pour l'avenir des filières agroalimentaires et bois. Le secteur est le premier employeur de France avec 415 000 salariés et un grand pourvoyeur de devises avec un excédent commercial de 8,3 milliards d'euros.
« Si avec Stéphane Le Foll (ministre de l'Agriculture) et Arnaud Montebourg, nous avons lancé ces rencontres régionales, c'est pour co-écrire avec les acteurs locaux un vrai plan d'action pour le bois et l'agroalimentaire ».
Venu en personne dans l'hémicycle du conseil régional pour présenter la feuille de route du gouvernement, Guillaume Garot a été reçu par les acteurs de la filière.

Simplifier la vie
des acteurs de la filière

Les doléances ont plu sur le ministre, au premier rang desquelles le coût du travail. Question à laquelle Guillaume Garot a renvoyé à l'arbitrage du Premier ministre attendu le 6 novembre.
Quant aux questions relatives aux réglementations, le ministre a renvoyé vers Bruxelles.
Seule annonce : la nomination dans chaque région d'un « référent agriculture unique », pour « simplifier la vie » des entreprises du secteur.
Les autres mesures ne seront annoncées que d'ici à cet été et pour cause, le but des rencontres régionales est justement de faire remonter, par région, les idées des uns et des autres. Patrons, syndicats et élus se réuniront jusqu'en février pour en discuter. Exportations, investissements et compétitivité seront au coeur des discussions.
« Il faut faire en sorte que notre région devienne une région pilote pour que les agriculteurs aient envie de se lever à cinq heures du matin pour arracher des pommes de terre », a affirmé au ministre Marc Ruscart secrétaire départemental de la FDSEA qui appelle à un « changement de paradigme ».
Quant au patronat, il exprime son souhait d'être accompagné par les pouvoirs publics, comme Béatrice Bertin, directrice générale des confiseries Fizzy qui demande : « Pour que la qualité soit une force, il nous faut de l'aide. » Guillaume Garot a insisté sur le rôle de la toute nouvelle Banque publique d'investissements pour relancer l'agroalimentaire grâce à un accès plus facile au prêt et donc une relance des investissements dans un secteur dominé par les TPE et PME.
Le ministre a achevé sa visite dans la région en se rendant chez Lesaffre, la plus grande usine de fabrication de levures au monde, à Marquette-Lez-Lille : « Une très belle entreprise française performante et championne sur son secteur qui montre que quand l'industrie innove et investit, elle réussit.
» La réorganisation de la filière devra mettre d'accord les intérêts de ce genre de multinationales et ceux du producteur de pommes de terre.
SIMON CASTEL
 

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