Le projet innovant d'une vétérinaire

Publié le - Mis à jour le 29/09/2012 à 10:30

Nord Eclair

| BOUSBECQUE |
Véronique Playoust, vétérinaire et Stéphanie Wavrant, spécialisée dans l'éducation canine.
Véronique Playoust, vétérinaire et Stéphanie Wavrant, spécialisée dans l'éducation canine.

Véronique Playoust, du cabinet vétérinaire de la Lys, concrétise un projet innovant avec son associé. Un centre dédié à l'éducation canine où on trouvera une salle d'opération et un potager bio verra bientôt le jour.
SIMON CAENEN > simon.caenen@nordeclair.fr
Dans la clinique vétérinaire de la Lys, on est serrés comme des sardines. Un accueil, une salle de chirurgie et deux salles de consultation pour trois vétérinaires et cinq assistantes. C'est trop petit. Sans parler des dizaines d'animaux qui y trouvent refuge le temps de retrouver la forme : « 40 % de chiens, 30 % de chats et 30 % de nouveaux animaux de compagnie », détaille Véronique Playoust en chouchoutant une tortue qui sort d'une opération. Au fil des années, l'ancienne supérette de la rue de Wervicq est devenue trop étroite. « Ces conditions de travail ne me conviennent plus », explique la Bousbecquoise qui dirige la clinique depuis 2001 avec son associé, le docteur Alexandre Reesse.
Écologiste convaincue, femme de caractère qui n'a pas sa langue dans sa poche, élue d'opposition à Bousbecque, la vétérinaire veut agir autrement que par les consultations et les opérations. Elle peste quand elle voit des chiens faire les 400 coups à leur maître. S'émeut quand un reptile s'impatiente une semaine en cage pour se refaire une santé. « Pour que les traitements agissent il faut du temps, explique-t-elle. Être enfermé, ce n'est pas l'idéal. » Une époque bientôt révolue ? Sur un terrain de 4 400 m² au 140 hameau des Bois, le long de la route de Linselles, en face de la maçonnerie JMC, un panneau permis de construire est synonyme de nouvelle ère. Rien n'est encore bâti, la date de début des travaux pas encore fixée, mais toutes les idées sont dans la tête de la vétérinaire. Une deuxième salle d'opération, des espaces pour les chiens et un parking sont prévus.
L'endroit ne sera pas une deuxième clinique pour désengorger la première qui poursuit son activité. L'éducation canine est au coeur du projet. «  On voit des chiens qui psychologiquement ne sont pas bien dans leur tête parce que les gens n'ont pas forcément le temps de s'en occuper  », constate Véronique Playoust. L'idée : élever des chiots, les éduquer et les revendre sages comme des images. Certaines races seront privilégiées : « Les chiens de tempérament comme le jack russel, le berger allemand ou le golden retriever », prend en exemple la vétérinaire.
Des canidés qui pourront avoir deux visages : calme dans le cadre familial, protecteur quand il s'agira d'accompagner sa maîtresse pour un jogging.

La chaleur animale
pour chauffer le bâtiment

« Les gens pourront aussi déposer leur chien pour qu'il apprenne quelque chose qu'il ne maîtrise pas comme la marche en laisse , poursuit Véronique Playoust. On veut aussi accueillir des groupes d'enfant pour qu'ils soient au contact des animaux. » Touche verte de l'écologiste : un grand maraîchage biologique qui nourrira autant les tortues que le personnel. « Parce qu'on ne partage pas que de l'argent avec les salariés », plaide-t-elle. Des espaces sont dédiés aux animaux qui pourront se dégourdir les pattes ailleurs que dans une cage. Le bâtiment sera basse consommation avec des dispositifs originaux. « On va utiliser la chaleur animale pour les chauffer », projette Véronique Playoust, pressée que le projet voie le jour après quatre ans de patience et de temps perdu.
En 2008, quand elle achète le terrain avec son associé, ça coince. Le hic : le terrain est agricole, l'activité qu'elle veut développer ne l'est pas.
« J'avais pourtant eu une autorisation », regrette-t-elle. Véronique Playoust multiplie les démarches administratives, les courriers et tape du poing sur la table. L'autorisation retirée est finalement accordée. Soulagement de la vétérinaire : « car je ne sais si j'aurais continué mon métier dans ces conditions ».w Contact : 03.20.25.93.60

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