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Le cimetière, patrimoine à entretenir et préserver
Par pour Nord Eclair, Publié le 01/11/2012 - Mis à jour le 01/11/2012 à 05:31
Par
| TOUSSAINT |
DELPHINE TONNERRE > delphine.tonnerre@nordeclair.fr
Cellule de crise hier au café à deux pas de l'entrée du cimetière Chaptal. Il y a là un représentant du CHSCT de la ville de Roubaix, qui estime que le cimetière manque de personnel : « Trois gardiens et trois jardiniers, c'est trop peu ! » Henri Planckaert, adjoint au maire, qui se sent concerné par l'état du cimetière mais qui ne veut pas que tous les sujets soient mélangés. Également Jean-Pierre Delahotte, qui souhaite évoquer les problèmes de vols et dégradations qui s'y passent (voir encadré). Mais pour Jean-Bernard Wyffels président de l'Espace du souvenir, le sujet, c'est la sauvegarde du cimetière. « J'ai été adjoint au maire à Croix. Je sais bien qu'une ville ne peut pas tout faire. Je ne veux pas me mêler des questions de personnels ou de sécurité. Ce que je demande, c'est qu'on puisse mieux mettre en valeur, et pourquoi pas classer, le cimetière. C'est un patrimoine extraordinaire qu'on laisse tomber alors qu'il y a là de véritables oeuvres d'art ! » Ce cimetière immense (17 hectares), il le connaît bien puisque depuis quatre générations sa famille travaille juste en face : « Ce sont mes enfants qui ont repris. Quand je me suis installé comme marbrier il y a quarante ans, on était quinze à Roubaix. Il n'y en a plus qu'un ! » Il fait régulièrement visiter le cimetière, bénévolement. Il est intarissable sur le sujet. Le cimetière de Roubaix date de 1850. Le lieu raconte à sa manière l'histoire d'une ville qui a connu l'apogée du textile et de ses grandes familles. « Il y avait des centaines de chapelles » , rappelle Jean-Bernard Wyffels. On peut se recueillir sur les tombes de Léon Marlot, Rémy Coghe, Victor Champier... Des concessions à perpétuité qui tombent en ruines C'est d'ailleurs là que parfois les problèmes se posent. Les caveaux et chapelles appartiennent aux familles. Certaines concessions ont été achetées à perpétuité en francs or. Aujourd'hui, parfois plus personne ne peut ou ne veut assumer l'entretien de ces monuments d'un autre temps. Sur certains monuments, un cerclage métallique a été posé pour éviter les chutes. Dans d'autres cas, la famille choisit de donner le monument et l'espace est réaménagé.
Un classement du cimetière est-il possible ? Il semble difficile à dire mais une adhérente des compagnons de l'église Saint-Joseph leur donne ce conseil : « Ne vous découragez pas. Ça paraissait impossible mais on a réussi à la faire classer ! »






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