Le cimetière : Histoire(s), sculpture et architecture

Publié le - Mis à jour le 29/09/2012 à 21:14

Nord Eclair

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Dimanche, l'office de tourisme propose de regarder autrement les tombes, édifices et sculptures du cimetière. Photo Archives Nord éclair
Dimanche, l'office de tourisme propose de regarder autrement les tombes, édifices et sculptures du cimetière. Photo Archives Nord éclair

Tout l'été, (re)découvrez la Ville avec l'office de tourisme. Dimanche, rendez-vous au cimetière principal pour un voyage à travers l'histoire des maires, des grandes familles du textile et des sculpteurs.
LA RÉDACTION AVEC PETER MAENHOUT  > tourcoing@nordeclair.fr
Le cimetière du Pont de Neuville, ouvert en 1900 en remplacement du cimetière central situé sur la droite de l'avenue Millet, à l'emplacement de l'actuel parc Clemenceau, est d'une superficie de 21 hectares. Il est le lieu de celles et de ceux qui ont fait l'histoire de la ville : nous y trouvons évidemment des maires (Charles Roussel, Gustave Dron...) et de nombreux édiles municipaux, mais également de nombreuses grandes familles du textile qui ont fait la richesse de la ville (Masurel, Pollet, Tiberghien, Desurmont, Dewavrin, Flipo...).

Les sculptures en lumière
Mais il est aussi un lieu artistique avec de nombreuses sculptures réalisées par des artistes de renommée régionale voire nationale : Maxime Réal del Sarte, célèbre pour sa cinquantaine de monuments aux morts, a oeuvré sur la tombe de la famille Lorthiois -Herbaux en représentant « la misère humaine » où l'on voit le Christ aidé dans son chemin de croix par toute la société chrétienne, hommes (dont un Poilu de 1914-1918), femmes (mères et veuves), enfants et même un chien, symbole de la fidélité. Henri Soubricas, à qui l'on doit en particulier les monuments aux morts de Lambersart, a, lui, représenté un gisant sur la tombe de la famille Trentesaux - Van Eslande avec pour épitaphe « Fiat voluntas tua » (« que ta volonté soit faite »). Autre sculpteur, le plus célèbre sur la métropole lilloise au début du 20ème siècle, Edgar Boutry, à qui l'on doit les monuments aux morts de Mouvaux et de Lille - et qui avait commencé sa carrière comme beaucoup de ses confrères comme sculpteur de monuments funéraires pour des familles - a lui collaboré avec la famille d'architectes tourquennois Maillard sur le monument des poilus d'Orient.
De grandes maisons de maître-verriers sont présentes grâce aux chapelles, la maison Haussaire par exemple, à qui l'on doit les vitraux de nombreuses églises de la métropole lilloise dont ceux de la chapelle de la Marlière dans notre ville. Les architectes de renom ont aussi construit des monuments funéraires puisqu'il s'agissait d'une demeure, la dernière. Les grandes familles faisaient souvent appel à l'architecte de leur résidence principale.
Venez (re)découvrir ce lieu patrimonial dont les monuments sont riches d'une symbolique qui leur est propre... w Dimanche 5 août de 15h à 16h30. Rendez-vous avenue du Cimetière à Tourcoing (entrée principale). Tarif : 5 euros. Réservation conseillée au 03.20.26.89.03.

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