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La Redoute, une infime partie du groupe PPR

Publié le 09/10/2012 - Mis à jour le 09/10/2012 à 05:31

Par Nord Eclair

Depuis la fin des années 80, l'entreprise familiale créée à Roubaix est entrée dans le giron du groupe Printemps. La Redoute fait partie de l'entité Redcats, elle-même intégrée dans le puissant groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute).

L'avantage de l'appartenance à un groupe, c'est à la fois le capital, la visibilité, la puissance. C'est aussi dans une certaine mesure le renoncement à son propre destin.
« PPR, c'est la puissance d'un groupe mondial alliée à l'agilité d'une start-up », annonce fièrement en ouverture du site Internet François-Henri Pinault. On mesure aussi que La Redoute, un énorme morceau vu du versant nord-est de la métropole, ne pèse pas si lourd dans cette galaxie.
Le groupe PPR est un des leaders mondiaux de l'habillement et des accessoires. On y trouve un pôle luxe avec des marques comme Gucci ou Yves Saint Laurent, des marques comme Puma, l'emblématique Fnac, ou encore Redcats et ses nombreuses enseignes comme La Redoute, la plus connue, Vert Baudet, Cyrillus ou encore Somewhere.
En tout PPR, c'est 47 000 collaborateurs dans le monde. Et une volonté affichée depuis 2009 de se recentrer sur le marché du luxe, donc de se séparer de ses enseignes plus classiques de distribution. L'affaire avait failli aboutir en 2011. Les Échos avaient fait paraître en juillet un article qui indiquait que PPR était prêt à céder Redcats, sa filiale de vente à distance. Des discussions étaient alors en cours entre la banque Rothschild et Cie et des fonds d'investissement. Discussions qui n'avaient à l'époque pas abouti.
La grande crainte, c'est aujourd'hui de savoir qui pourrait bien être intéressé par le rachat de tout ou partie des activités de Redcats. Le député-maire de Wattrelos, Dominique Baert, ne cachait pas hier qu'il était partisan d'un repreneur « avec une vraie envie industrielle ». Comprenez, pas vraiment d'un fonds de pension étranger qui réclamerait rapidement une croissance à deux chiffres. Inenvisageable dans ce secteur et dans le contexte actuel.w
D.T.
 

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