Entendu mardi dans une affaire de cambriolage avec un complice, le jeune homme a subitement prétexté une envie pressante. Profitant d'un moment d'inattention, il a alors réussi à sauter par une fenêtre de la gendarmerie de Lille avant de s'engouffrer dans une station de métro toute proche et disparaître. Une mésaventure qui pourrait paraître risible si elle ne concernait pas un individu suspecté de plusieurs viols, au printemps dernier, dans le quartier étudiant de Vauban. Des viols que l'intéressé nie d'ailleurs farouchement depuis son arrestation fin juillet.
Plus de 100 policiers mobilisés
À chaque fois, le même mode opératoire se répétait : de jolies jeunes femmes étaient suivies dans la rue et lorsqu'elles rentraient chez elles, l'agresseur s'assurait qu'elles étaient seules, forçait leur porte avant de les attaquer en pleine nuit et à visage découvert. Dans trois cas, les victimes ont réussi à crier et à faire fuir l'agresseur. Une quatrième a eu malheureusement moins de chance. Au terme d'une longue enquête menée par la police judiciaire de Lille, le jeune Seclinois de 24 ans avait été interpellé à Lille lors d'un banal contrôle routier. Il était en possession d'un couteau et d'un pied de biche, une arme et un outil utilisés par le violeur.
Connu de la justice - il a été condamné à huit ans de prison pour viol par la cour d'assises de Douai - l'homme a été placé en détention provisoire. Mardi soir, c'est dans le cadre d'une enquête sur des cambriolages qu'il était entendu par les gendarmes lillois. Son évasion a provoqué un émoi important notamment au parquet de Lille : le procureur Frédéric Fèvre indiquait, hier midi, avoir donné à la gendarmerie « une obligation de résultat » . Plus de cent militaires et policiers ont ainsi été mobilisés durant vingt-quatre heures. Jusqu'à l'interpellation du fugitif à Roubaix, hier vers 18 h.
D.S et V.DE.
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