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L'esprit de Pasteur est toujours présent à Lille

Publié le 12/10/2012 - Mis à jour le 12/10/2012 à 05:34

Par Nord Eclair

| SCIENCES |

Demain, l'Institut Pasteur de Lille ouvrira ses portes pour la Fête de la science. Un lieu d'excellence qui, depuis plus de cent ans, reste au plus près de la santé des habitants de la région. Une saga.

Le musée de l'Institut Pasteur de Lille retrace l'histoire de l'institution.  Il se visite à la demande. À l'origine dispensaire de lutte contre la tuberculose (en haut), il a toujours été un centre de recherche: les serpents rapportés d'Indochine par le professeur Calmette qui servirent à l'élaboration de sérums en témoignent (à gauche). Mais, l'Institut est surtout connu du grand public pour ses vaccinations (en bas) et ses bilans de santé.Ph. Hubert Van Maele
Le musée de l'Institut Pasteur de Lille retrace l'histoire de l'institution. Il se visite à la demande. À l'origine dispensaire de lutte contre la tuberculose (en haut), il a toujours été un centre de recherche: les serpents rapportés d'Indochine par le professeur Calmette qui servirent à l'élaboration de sérums en témoignent (à gauche). Mais, l'Institut est surtout connu du grand public pour ses vaccinations (en bas) et ses bilans de santé.Ph. Hubert Van Maele

Les découvertes parmi les plus notables de l'histoire de la médecine ont été faites à Lille où les lumières de Louis Pasteur continuent encore aujourd'hui d'éclairer la recherche mondiale.
Louis Pasteur, qui voulait être à l'origine artiste peintre, a failli priver Lille de son rayonnement international. Heureusement pour la science que son père l'a forcé à faire des études scientifiques.

Pasteur : 30 ans
d'aventures lilloises


Sorti de Normal'sup, il devient professeur à l'université de Strasbourg où il s'entiche de la fille du doyen. Ses nouvelles relations l'amènent à fréquenter le gratin des hautes sphères et lorsque Napoléon III créée les 13 facultés de médecine, il demande à Pasteur de diriger celle de Lille.
L'aventure lilloise du futur inventeur du vaccin contre la rage débute en 1854.
Pasteur avait déjà fondé un premier Institut à Paris où on fabriquait le vaccin antidiphtérique. Pour répondre à la demande, très forte notamment dans les quartiers populaires de Lille, le maire de la ville de l'époque propose en 1894 à Louis Pasteur de mettre sur pied un Institut similaire dans la capitale des Flandres. Pasteur dépêche Albert Calmette, alors médecin colonial à Saïgon, pour mener à bien le projet.
Projet que ne connaîtra pas Louis Pasteur qui décède d'un arrêt cardiaque en 1895, quatre ans avant l'inauguration du bâtiment qui s'élève au bord du boulevard Louis XIV à Lille.
C'est néanmoins durant sa période lilloise que le chercheur fait ses plus grandes découvertes. Dès 1857, Pasteur découvre un procédé qui portera son nom, la pasteurisation, en aidant un industriel de la région dont l'alcool de betterave tournait vinaigre. En 1880, il découvre par hasard le principe de la vaccination en oubliant dans un coin de son laboratoire une culture de microbes. Le temps leur ayant fait perdre de leur nocivité, l'animal qui devait être contaminé par la préparation s'est retrouvé immunisé.
Quatre ans plus tard, selon le même principe, était inventé ce qu'on retient encore aujourd'hui de Pasteur : le vaccin contre la rage.
À la mort du maître, la relève est assurée par son bras droit, le professeur Albert Calmette, qui perpétua l'esprit de proximité avec les problématiques locales. Face à l'insalubrité de l'eau potable dans le secteur, il mit sur pied la toute première station d'épuration de France, à La Madeleine en 1904.
Avec le vétérinaire Camille Guérin, Calmette invente en 1921 à Lille l'autre découverte majeure de l'Institut : le vaccin contre la tuberculose dont il finalisera la mise au point à Paris.

L'esprit pasteurien


De découvertes en découvertes l'Institut conserve jusqu'à aujourd'hui son dynamisme qu'il doit à « l'esprit pasteurien », comme on dit ici.
Il conserve également sa préoccupation pour son environnement en axant ses recherches sur les problématiques sanitaires saillantes de la région : cancer, diabète, obésité.
Avec plus de 1 000 personnes qui travaillent dans ses locaux, trois laboratoires d'excellence et 230 partenariats à travers le monde, l'Institut Pasteur, seule fondation de France basée en province, entretient sa renommée internationale acquise il y a plus de cent ans.

SIMON CASTEL  > region@nordeclair.fr

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