Le bras de fer entre la ministre de la Santé et certains syndicats s'intensifie. Les négociations pour encadrer les dépassements d'honoraires en secteur 2 se terminent demain. Et le principal syndicat d'internes des hôpitaux, l'Isnih, qui défend un relèvement des tarifs de la Sécu « pour soutenir l'innovation médicale », lance un appel à la grève ce 17 octobre.
Il pourrait être très suivi à Paris, Lyon et Marseille. Mais au CHR de Lille, l'assemblée générale de lundi a réuni 30 internes sur 300. « Les grévistes d'aujourd'hui ne le seront qu'à titre individuel », explique Léa Satre-Buisson, du bureau de l'Association des internes en exercice des hôpitaux de Lille (AIEHL), pour qui l'objectif sera surtout « d'informer le public » via des distributions de tracts.
Informer aussi « les confrères », ajoute cette interne en anesthésie-réanimation qui axe le discours autour de « la responsabilité sur la qualité des soins ». « Nous comprenons la réalité, le déficit de la Sécu mais comme les charges augmentent, de plus en plus de cabinets doivent augmenter leurs tarifs », ajoute la jeune femme pour qui, en cas de « déconventionnemnent » d'un médecin, « tout reviendrait à la charge du patient et aurait des conséquences sur la médecine hospitalière ». D'autres syndicats soutiennent ce mouvement que la ministre de la Santé ne juge cependant pas « représentatif de la majorité du milieu médical ».
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CHRISTELLE JEUDY





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