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Durisotti : les salariés fixés dans huit jours

Publié le 20/10/2012 - Mis à jour le 20/10/2012 à 05:33

Par Nord Eclair

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Les salariés attendaient Jean-François Durisotti, leur patron, de pied ferme dans la cour du tribunal de commerce.Photo Ludovic Maillard
Les salariés attendaient Jean-François Durisotti, leur patron, de pied ferme dans la cour du tribunal de commerce.Photo Ludovic Maillard

Placée en redressement judiciaire en mars, l'entreprise Durisotti, de Sallaumines, a soufflé
un peu, hier. Le tribunal de commerce d'Arras a mis sa décision en délibéré, mais a nommé
un observateur pour préparer la sortie de crise
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LUCIE TANNEAU  > region@nordeclair.fr
Après plus de deux heures à crier « Jean-François, on t'attend » ( du nom de leur patron Jean-François Durisotti), « Montebourg, au secours », ou l'habituel « on lâche rien », les « Durisotti » de Sallaumines ont lâché un « ouf » de soulagement. La décision du tribunal de commerce d'Arras va dans le sens des salariés de l'entreprise d'équipement de véhicules professionnels. Pas de liquidation judiciaire, comme ils le craignaient depuis le placement en redressement judiciaire, mais l'espoir d'une sortie de crise.

Un observateur déjà nommé
« On n'est pas encore fixé, expose en préambule Frédéric Cotton, délégué CGT et membre du CE, mais le tribunal a nommé un observateur, ce qui est une bonne avancée ». Un oeil neuf pour tenter d'éviter les 109 licenciements (sur 354 salariés) prévus dans le plan social initial. « Je suis soulagé, dit tout de suite Mickaël, je travaille au bureau d'études et 50 % de mon service était menacé. On peut désormais espérer du changement ». Comme lui, les salariés applaudissent la décision du tribunal, même si celui-ci n'a, en fait, encore rien annoncé, puisque la décision est mise en délibéré à vendredi prochain. « Bien sûr qu'il faut attendre qu'il y ait un accord noir sur blanc, mais on est quand même soulagé », souffle Dominique, un autre salarié de l'entreprise.
Rassemblés entre les banderoles, les pétards et les haut-parleurs du camion syndical, les salariés tiennent aussi à applaudir avant de repartir « les copains de Doux », l'usine de Graincourt placée en liquidation judiciaire, d'être venus les soutenir. « Normal », pour Hélène Guéant, représentante des salariés du volailler. « On ne souhaite à personne de finir comme nous ».
Et si les salariés critiquent vivement le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, « qui pose en marinière pour défendre les produits français mais ne défend pas les emplois », le maire de Sallaumines est, lui, vivement remercié. Christian Pedowski est resté, toute la matinée, avec son écharpe et quelques adjoints dans la cour du tribunal aux côtés des salariés.
Le patron de l'entreprise, Jean-François Durisotti, et son expert comptable sont eux sortis sous les huées, deux heures après avoir été accueillis à coups de pétards dans une ambiance tendue.w

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