C'est un grand gaillard de 65 ans légèrement voûté, habillé d'un gros pull en laine, et qui se débat comme il peut pour échapper à la toile judiciaire. « Je n'ai pas voulu tuer qui que ce soit », a-t-il martelé ce matin en réponse aux questions du président.
Et l'homme répète sa version maintes fois énoncée au cours de l'instruction : si Xavier Dubray et Audrey Verpoorte, parents d'un jeune enfant de 17 jours, ont été tués, c'est « par accident ».
Il raconte avoir eu un « coup de panique » en entendant quelqu'un frapper à sa porte. C'était Xavier Dubray, qui venait demander des explications après avoir constaté que son pneu était crevé. « J'ai ouvert, il m'a dit : "tu as crevé mon pneu, je vais te crever" et il a reculé, j'ai baissé mon arme, puis il s'est avancé et j'ai tiré sans le vouloir », a-t-il clamé.
Quant à Audrey Verpoorte, il dit avoir tiré en-dehors de la maison, au jugé, parce qu'il croyait « que des gens étaient cachés derrière » et qu'il voulait « leur faire peur ».
Le président, Jean-Michel Faure, a prévenu l'accusé : « votre version est contredite par tous les experts et par de nombreux témoins ». On y reviendra dans les jours à venir.
Suite du procès cet après-midi avec l'examen de la personnalité de cet ancien mineur, devenu mécanicien automobile puis transporteur routier.
A suivre sur nordeclair.fr et ce mardi 23 octobre dans Nord éclair





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