Daniel Najberg, l'autre Monsieur cinéma
Par pour Nord Eclair, Publié le 27/10/2012 - Mis à jour le 27/10/2012 à 05:33
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DELPHINE TONNERRE > delphine.tonnerre@nordeclair.fr
Daniel Najberg est collectionneur, ascendant partageur. « Je ne vois pas l'intérêt de garder les choses pour soi. Je prête dès qu'on me sollicite mon matériel. La Ville de Maubeuge m'a appelé : ils recherchaient un enregistrement du Clair de lune à Maubeuge, je l'avais. Et le studio 43 recherchait des pubs et des bandes annonces pour les années 50, je les ai prêtées ! », s'amuse-t-il. Il sait aussi prouver que trois gars de la région, « Planchon, à Boulogne, Demenÿ à Douai et Jean Mineur à Valenciennes ont énormément compté dans l'histoire de cinéma. Les frères Lumière n'ont pas tout inventé, loin de là ! », dit-il. Seul regret, que son colossal fonds documentaire, malgré les contacts entrepris, n'intéresse pas la Région...
Daniel Najberg ne s'en cache pas. Il est un peu nostalgique. Il aime évoquer ce Roubaix des années 50 qui grouillait d'une multitude de lieux de projection.
« Une cinquantaine environ », se souvient Daniel Najberg. Et c'était quand même autre chose, selon lui, que les multiplexes en périphérie. « Les spectateurs pouvaient demander son avis à la caissière », dit-il.
Le retour du cinéma en ville Ça a été, on l'imagine aisément, un crève-coeur de voir le club 7, le cinéma de la Grand'rue fermer dans les années 90. « Roubaix est alors devenue la seule ville de France de 100 000 habitants à ne pas avoir de cinéma », se désole Daniel Najberg. Il a pris sa part dans l'ouverture du Duplexe puisqu'il était associé avec Michel Vermoesen. Un retour du cinéma en ville qu'il compare au petit commerce : « On y revient ! » Quand on demande à Daniel Najberg quel était son métier avant de s'adonner totalement à sa passion de collectionneur, il en cite plusieurs. « Mes parents tenaient le magasin de tissus Najberg face à la gare. J'ai travaillé avec eux. J'ai aussi des activités dans l'immobilier. Je suis également producteur et exploitant. » Un touche-à-tout qui a les moyens de sa passion. Daniel Najberg a chez lui une salle de cinéma privée d'une trentaine de places, où il peut passer les Tontons flingueurs à ses voisins sur pellicule. « Rien à voir avec le numérique ! » , commente-t-il.
Il a aussi tout un tas de machines, projecteurs, et autres merveilles. Des petites choses, d'autres dont le prix peut donner le vertige.
Multi-casquettes dans sa vie professionnelle, Daniel Najberg est aussi devenu un militant compulsif. Il est à la fois au Cercle des mécènes du musée la Piscine, vice-président de l'Office du tourisme, fondateur de l'association la Maison du cinéma qui organise notamment en janvier la 7e Brocante cinéma à la Condition publique, une journée de vente et d'échange de tout ce qui touche au cinéma. Point commun de ces engagements, Roubaix. « Une ville complexe mais passionnante, qui ne laisse pas indifférent ! Soit on adore, soit on est opposé, moi je vis ici et ça me passionne » w






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