Clélia : le procès Sailly repart sur de meilleures bases

Publié le - Mis à jour le 28/09/2012 à 17:56

BRUNO RENOUL

| ASSISES |

Le procès du meurtre de Clélia Médina a débuté ce matin sur de meilleures bases que la précédente audience de juin 2011. Les parties ne s'invectivent pas, le climat est calme, et l'accusé, Julien Sailly, qui nie farouchement le meurtre, a décidé de se confier davantage et a d'emblée souligné que Clélia était son "premier véritable amour".

Clélia : le procès Sailly repart sur de meilleures bases
"J'avais connu d'autres filles avant, mais c'est la première fille pour qui j'avais des sentiments sérieux", a-t-il indiqué dans le box des accusés, répondant aux questions de la présidente Sophie Degouys.
 
Cette première matinée est consacrée à l'examen de la personnalité de Julien Sailly, qui avait 19 ans à l'époque des faits, en février 2008. Se dessine le portrait d'un jeune homme qui a eu une enfance "normale" dans le quartier lillois de Faubourg de Béthune, qui faisait du football, et avait de bons résultats scolaires avant de quitter le lycée et d'effectuer des missions en intérim.

Les relations avec Clélia sont aussi évoquées ce matin : le couple a démarré sa relation en août 2006, et a vécu de manière fusionnelle avant de partir dans une longue série de séparations et de retrouvailles. "Au départ on se voyait tous les jours, on avait arrêté de voir nos amis, ce n'était pas évident à gérer pour moi car je n'avais que 18-19 ans, c'était ma première relation sérieuse", détaille-t-il.
 
"Non, je ne l'ai pas frappée"

En septembre 2007, cinq mois avant la mort de la jeune fille, le couple se sépare d'un commun accord, mais continue à se voir et à avoir des relations sexuelles. Les fameuses disputes entre eux, au cours desquelles des coups ont été échangés à plusieurs reprises? "Je ne comprends pas comment on peut résumer notre relation à deux ou trois disputes", s'agace-t-il. L'avocat de la défense, Eric Dupond-Moretti, intervient : "C'est mieux de frapper une porte que quelqu'un, non?" Et de s'adresser à Julien : "Tu l'as frappée, ce jour-là ?" "Non, c'est elle qui l'a fait, et j'ai tapé dans la porte".

Le fait qu'il soit sorti en même temps avec deux filles la semaine précédant le meurtre, Clélia et une des ses amies Priscilla ? "J'avais quitté Clélia, mais elle est revenue vers moi et ça m'a touché, je voulais voir comment ça allait évoluer, j'étais jeune."

L'avocat général Luc Frémiot le questionne sur un propos qu'il a tenus à la fois devant les policiers et le juge d'instruction. "Vous avez dit que vous aviez de nouveau couché avec elle pour avoir la paix ?" "J'étais sous pression, j'ai été arrogant, on m'accusait de meurtre, pas de vol de mobylette, j'ai été marqué à vie par ça, je me suis retrouvé à Sequedin alors que je ne connaissais rien à la justice..."

L'examen de la personnalité de Julien Sailly doit durer toute la journée.

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