Les concerts se suivent mais ne se ressemblent pas. C'est d'ailleurs ce qui fait le charme du Tourcoing jazz festival. Après l'expérimental Herbie Hancock, jeudi dernier, le théâtre municipal de Tourcoing accueillait China Moses.
C'est avec un ballon de vin rouge à la main et un sourire jusqu'aux oreilles que China Moses se présente sur la scène du théâtre municipal de Tourcoing. Le décor est planté. Sa joie d'être là n'est pas feinte et, franchement, ça fait plaisir à voir.
Peu connue du grand public jusqu'à son arrivée au Grand journal en qualité de chroniqueuse, la jeune femme n'est autre - excusez du peu - que la fille de Dee Dee Bridgewater. On se souvient qu'elle avait ébloui de son talent l'émission de Canal + avec une reprise remarquée de Hot Stuff de Diana Summer.
Hier soir, c'est une tout autre partition que la jeune femme a joué. Pendant près de deux heures, elle aura fait revivre le fantôme de Dinah Washington, la reine du blues. « Je ne sais pas pourquoi cette femme me hante , avouera-t-elle. C'est sûrement parce qu'elle a réussi à avoir sept maris et deux enfants, ce qui est la marque d'une grande dame ».
Mais c'est certainement avec une reprise d'Esther Philipps - Cherry wine - que la diva américaine restituera au mieux l'énergie des clubs de jazz des années 50. L'histoire d'un homme qui préfère boire du vin que de voir sa femme. Entre le vin et le blues, China Moses n'a pas choisi. Et c'est tant mieux pour nous.w
China Moses et le fantôme de Dinah Washington
Par pour Nord Eclair, Publié le 28/10/2012 - Mis à jour le 28/10/2012 à 05:32
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| TOURCOING JAZZ FESTIVAL |
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