Jusqu'alors, c'était un peu chacun sa tambouille. « Chaque adjoint gérait les associations de sa délégation », résume Tony Macquet, adjoint en charge de la vie associative. Ça, c'était avant. Car la ville a décidé depuis de s'engager dans un travail « collectif et transversal ». Dit comme ça, ça peut inquiéter. Concrètement, la ville se dote d'une CSP : commission subventions prestations, chargée de centraliser ce que chaque association demande et perçoit à la fois en subventions, en locaux et en aide logistique.
L'élu le sait : « La politique associative d'une ville, c'est ce qu'il y a de plus difficile à lire parce que les choses sont dispersées. Notre objectif est d'être plus cohérents, tout en soutenant nos associations, car nous savons ce qu'elles apportent à la ville ».
Même si les temps sont durs pour les collectivités et pour les associations, les élus assurent que leur soutien reste entier.
« Le but, c'est que chacun s'y retrouve, qu'il y ait égalité de traitement, qu'on ajuste également les calendriers pour que les événements ne se concurrencent pas », détaille l'élu. L'autre gros chantier de ce mandat, c'est aussi de rendre moins coûteuse l'offre de locaux. « On sait qu'il existe une centaine de locaux associatifs. Ça coûte très cher. Les trois quarts vont devoir fermer dans les prochaines années car ils ne sont pas adaptés ou aux normes », explique Tony Macquet.
La ville envisage la création d'un pôle associatif par grand quartier. Il est prévu d'en aménager un par exemple dans les locaux de l'ancienne gendarmerie, rue des Arts.
Demander aux associations de se regrouper permet de faire des économies, la ville ne s'en cache pas, mais aussi de favoriser un travail collectif dans chaque secteur. « Partout où ce travail a été engagé, on a une très bonne écoute des acteurs associatifs, qui y trouvent eux aussi un intérêt » , assure l'élu.
« Soyons vigilants ! »
Un bel optimisme pas forcément partagé par les élus d'opposition. Christian Maes, pour le GREC (groupe républicain et citoyen), nouvellement créé, en appelle à « la plus grande vigilance sur les activités des associations cultuelles, même sous couvert d'activités culturelles », ou aux associations qui ont en fait une activité économique. « Il y a eu dans le mandat précédent, des dérives, des décisions liées au fait du prince, des subventions attribuées pour un but et utilisées pour tout autre chose », a-t-il rappelé.
Christian Carlier pour les Verts ne cache pas que cette démarche de la ville « suscite un peu d'embarras », et il y voit surtout l'ombre de la contrainte budgétaire.
Quant à Marie-Agnès Leman, de Roubaix en marche, elle a défendu les associations qui se voient refuser toute subvention. Elle s'est offusquée du montant accordé à Ludopital, 400 euros. Guillaume Delbar (UMP) a pointé lui l'absence de tout débat démocratique, et un décalage entre ce qui est dit au conseil et ce qui est écrit dans la délibération. Tony Macquet, diplomate, a rassuré et promis attention et vigilance.
DELPHINE TONNERRE > delphine.tonnerre@nordeclair.fr







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