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À Phalempin, Fillon en redresseur du pays et des torts du PS

Publié le 23/10/2012 - Mis à jour le 23/10/2012 à 05:32

Par Nord Eclair

| POLITIQUE |

Entouré de ses soutiens nordistes, Gérald Darmanin, Thierry Lazaro, Jean-René Lecerf et Tokia Saïfi, l'ex-Premier ministre a expliqué son projet pour l'UMP devant une salle où avaient pris place près d'un millier de militants.

F. Fillon et son porte-parole, le député de Tourcoing, G. Darmanin.
F. Fillon et son porte-parole, le député de Tourcoing, G. Darmanin.


«S'il n'est pas capable d'incarner le redressement, nous oui et il faut qu'on le fasse vite » . L'ancien Premier ministre ne parle évidemment pas de Jean-François Copé, son adversaire dans la course à la présidence de l'UMP.
Non, c'est bien vers l'actuel locataire de l'Élysée que Fillon dirige ses flèches. Un François Hollande « qui a menti en laissant croire que le seul responsable de la crise s'appelait Nicolas Sarkozy » et qui « fait semblant de ne pas comprendre la gravité de la situation » dans laquelle se trouve le pays sur la pente du « déclin ». Un Président « qui nous annonce des débats au Parlement qui n'ont rien à voir avec le redressement économique ». « Les pompiers sont partis et maintenant il y a le feu », ajoute Fillon avant de se lancer dans la présentation de ses idées pour « incarner le redressement » et « sauver la France ».

Supprimer les 35 heures


Pas encore un programme de gouvernement, mais déjà une colonne vertébrale autour de trois piliers. Produire d'abord, « en supprimant toutes les lois sur les 35 heures », mais aussi baisser les coûts du travail en transférant les cotisations sociales sur la TVA et non la CSG comme l'envisagerait le gouvernement.
L'Europe ensuite pour cet anti-Maastricht d'origine, converti à l'idée d'une « Europe place forte » qui pour être efficace doit « se doter d'un gouvernement économique » autour d'un groupe resserré de pays.
Enfin, ce que Fillon appelle « la fierté nationale », « faire des efforts pour un pays qui en vaut la peine », en rebâtissant une école « recentrée sur les savoirs fondamentaux » et où les mots « d'autorité et de respect seraient au coeur de tout projet éducatif ». Mais aussi en proposant la fin de la CMU et en reprenant l'idée d'une immigration choisie, « comme au Canada, où le Parlement décide du nombre d'étrangers à accueillir chaque année et pour quels métiers ».
Pendant plus d'une heure d'un discours structuré où la raison l'a emporté sur l'émotion suscitée par les petites phrases de Jean-François Copé (1), on en aurait presque oublié que François Fillon a été Premier ministre ces cinq dernières années. Sans doute son point faible. Les militants diront le 18 novembre si l'ancien Premier ministre est le plus à même d'incarner l'avenir.
S.L.

(1) Les deux candidats se retrouveront jeudi à 20 h 35 sur le plateau de France 2.
 

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