À l'aérodrome, une vingtaine de planeurs en pleine ascension

Publié le - Mis à jour le 28/09/2012 à 23:20

Nord Eclair

À l'issue de l'épreuve, les cinq premiers de la compétition décrocheront leur billet pour le championnat de France.
À l'issue de l'épreuve, les cinq premiers de la compétition décrocheront leur billet pour le championnat de France.

Dès demain et la semaine prochaine, une vingtaine de pilotes de planeurs participeront
au championnat régional. Les cinq premiers seront qualifiés pour le championnat de France.
HUGUES BALLOIS > hugues.ballois@nordeclair.fr
Surtout, mais surtout, dans ce type de compétition, il faut éviter de se « vacher ». En terme plus clair, éviter à tout prix de poser son appareil dans un champ. La hantise des pilotes de planeurs en général. Et en particulier pour la vingtaine qui participe à partir de demain au championnat régional qui a lieu, cette année, à l'aérodrome de Bondues.
Tous vont s'affronter ce week-end et la semaine prochaine. Et pendant ces journées de compétition, ils vont, pour certains, essayer de terminer dans les cinq premiers pour décrocher une place qualificative au championnat de France. Le club bonduois Lille Planeurs aura 8 pilotes qui défendront leur chance dont le champion régional en titre, Georges-Henri Chevalet. « En moyenne, ceux qui participent à cette compétition ont 200 heures de vol , précise Thomas Bigand, directeur de compétition. La moitié des inscrits sont là tous les ans, un quart a déjà participé au championnat de France. Pour l'autre quart, on retrouve des pilotes pour qui c'est leur première compétition. »
Un nouveau parcours
chaque jour

Et pour parvenir à boucler les parcours journaliers, tous seront soumis au même régime. Ici, « le tracé est déterminé chaque matin. On a jamais le même », fait remarquer le directeur de la compétition. Un rituel immuable a donc lieu tous les jours. Avec briefing quotidien sur la sécurité au sol notamment et nécessairement sur les conditions météo : le vent, la force des courants ascendants, « une donnée primordiale » , et la base des nuages « qui va déterminer le plafond d'ascension ». « En planeur, sans oxygène, on peut atteindre jusqu'à près de 4 000 mètres d'altitude. Ici, en moyenne, les pilotes atteignent les 1 500-1 800 mètres. » Une fois le briefing terminé, les concurrents embarquent dans leur machine une boite noire qui va enregistrer les coordonnées GPS pour analyser à l'issue de chaque journée leur parcours. « On vérifie aussi s'ils ont respecté les points de passages imposés. » Une fois au sol, les trajectoires sont analysées et « un classement journalier est établi. » À l'issue de la compétition, le vainqueur sera désigné en fonction de ces distances et du temps réalisés. Et pour obtenir une bonne place, « il faut de la constance, éviter de se vacher, utiliser la masse d'air, partir au bon moment », rappelle Thomas Bigand. En fait, il faut surtout une bonne dose de « maîtrise de soi » et « de patience ».w

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