Jean-Claude Mas, le fondateur de la société de prothèses mammaires PIP, au coeur d'un scandale sanitaire mondial, est sorti à pied lundi après-midi de la prison du Pontet (Vaucluse), après avoir été remis en liberté sous contrôle judiciaire par un juge, a constaté un photographe de l'AFP.
Coiffé d'un bonnet bleu, deux sacs en plastique sous le bras, Jean-Claude Mas, 73 ans, visiblement amaigri et fatigué, est sorti vers 16H00 de prison, où sa famille devait venir le chercher.
Jean-Claude Mas a échangé quelques mots avec la vingtaine de journalistes présents. Répondant à une question sur son état de santé, il a souligné être "resté interné huit mois". "Je suis ruiné, monsieur, je suis ruiné", a-t-il répondu à un journaliste qui l'interrogeait sur le contenu des sacs en plastique qu'il portait.
En mars, faute d'avoir versé la caution prévue dans le cadre de son contrôle judiciaire, Jean-Claude Mas avait été placé en détention provisoire. Au terme de ces quatre mois, en juillet, il avait été à nouveau placé en détention provisoire, mais cette fois dans le volet financier de l'affaire. La justice craignait qu'il prenne la fuite à l'étranger.
Selon les éléments de l'ordonnance rendue par le juge lundi, le contrôle judiciaire lui ordonne de rester cantonné aux départements des Bouches-du-Rhône et du Var, et de se présenter une fois par semaine à compter du 5 novembre au bureau de police de Six-Fours-les-Plages (Var), son lieu de résidence.
Son procès, aux dimensions hors normes, doit se tenir au printemps prochain.
L'affaire PIP avait éclaté fin mars 2010 avec le retrait des prothèses du marché français et la liquidation judiciaire de la société varoise, qui utilisait illégalement, depuis la fin des années 2000, un gel de silicone fait maison en remplacement d'un gel médical homologué.

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