France-Monde

Dépassements d'honoraires: pas d'accord en vue après une nuit de négociations

Publié le 23/10/2012 - Mis à jour le 23/10/2012 à 08:38

Par PARIS (AFP)© 2012 AFP

Photo AFP
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Aucun accord n'était conclu mardi matin après une nouvelle nuit marathon de négociations sur l'encadrement des dépassements d'honoraires médicaux, a constaté un journaliste de l'AFP, le Syndicat des médecins libéraux affirmant qu'il y avait "un consensus (...) pour ne pas signer" et la ministre de la Santé qu'un "bon accord" était encore possible.

L'assurance maladie, les syndicats de médecins libéraux et les complémentaires santé ont discuté toute la nuit un texte visant notamment à faire baisser les dépassements pratiqués par quelque 30.000 médecins, principalement des spécialistes, et sur le taux (150%) au-delà duquel ils sont considérés comme excessifs, selon le gouvernement.

Vers 08H00 du matin, plusieurs responsables syndicaux avaient déjà quitté les lieux sans rien avoir signé, dont Claude Leicher, président du syndicat de généralistes MG France, qui devait repartir en train dans la Drôme où il exerce.

Avant son départ, il a fait part à la presse de son mécontentement de ne pas avoir obtenu une revalorisation significative pour les médecins traitants (généralistes) qui, pour la plupart, n'effectuent pas de dépassements.

De son côté, le Dr Christian Jeambrun, président du syndicat de médecins libéraux (SML), toujours présent aux négociations, a affirmé qu'"il y a un consensus autour de la table pour ne pas signer" l'accord.

Cette réunion était présentée comme un rendez-vous de la "dernière chance" pour aboutir à un accord, après, déjà, une nuit entière de discussions la semaine dernière (de mercredi à jeudi), qui aurait dû être l'ultime séance pour arriver à boucler un accord, avant que le gouvernement ne demande au Parlement de légiférer.

La ministre de la Santé Marisol Touraine a toutefois mardi jugé possible de parvenir à un "bon accord", soulignant, sur France 2, vouloir "laisser le temps aux négociateurs". "La discussion s'est engagée, je laisse le temps aux négociateurs de trouver un accord", a-t-elle affirmé.

"Je crois que cet accord est possible mais pour autant, si tel n'était pas le cas, il faudrait en appeler à la loi", a-t-elle rappelé.

"La loi est prête, l'ossature est prête, mais je ne me situe pas dans cette perspective, je veux croire à la possibilité d'un accord", a-t-elle ajouté. "La négociation est longue et c'est normal sur un sujet difficile et un enjeu majeur pour les Français", a rappelé Mme Touraine.

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