Crash du Soukhoï en Indonésie: les secours extraient les dépouilles du site de l'accident

Publié le - Mis à jour le 29/09/2012 à 01:51

CIJERUK (AFP)© 2012 AFP

Les secouristes ont commencé samedi à extraire les dépouilles de la carcasse du Soukhoï qui s'est écrasé mercredi en Indonésie avec une cinquantaine d'occupants, tandis que des experts russes se joignaient à une difficile enquête sur les causes de l'accident.

Les six premiers sacs mortuaires, bientôt suivis d'autres, ont été hélitreuillés tôt dans la matinée du Superjet 100 et transférés à l'aéroport Halim, à Jakarta, a indiqué à l'AFP un responsable des secours à la base de Cijeruk, près de l'endroit où l'appareil s'est écrasé.

Les dépouilles sont ensuite transférées à l'hôpital Kramat Jati de Jakarta, où des dizaines de familles attendent dans l'angoissse. Certains parents se sont effondrés en larmes à la vue des sacs, une femme s'évanouissant, a constaté un journaliste de l'AFP.

Au total, "seize sacs mortuaires ont été collectés" sur le site du crash, a précisé Sonny Widjaja, responsable militaire local à la base de Cijeruk. "Nous n'avons trouvé à ce jour aucun survivant", a-t-il ajouté.

Les opérations d'évacuation des restes humains ne devaient pas être terminées avant plusieurs jours, selon les secours, tant elles sont compliquées par la nature du terrain: l'avion s'est écrasé sur une paroi à pic du Mont Salak, un volcan en sommeil qui culmine à 2.211 mètres d'altitude et se situe à environ 80 km de Jakarta.

Un long travail d'identification devait désormais commencer. L'appareil a été réduit en morceaux par la force de l'impact et les secours évoquaient la présence sur le site du crash de nombreux restes humains éparpillés.

"Aucun corps n'a été retrouvé dans sa totalité", a expliqué Sonny Widjaja, avertissant que le nombre de sacs mortuaires ne correspondait pas forcément à celui des corps.

Les opérations d'identification pourraient prendre "au moins deux semaines", a averti Anton Castilani, médecin légiste, précisant qu'il faudrait également "reconstruire les corps le plus possible" avant de les remettre aux familles, ce qui pourrait prendre "des mois".

Le Superjet 100 de l'avionneur russe Soukhoï transportait entre 45 et cinquante personnes, selon les sources. Il s'agit d'Indonésiens, à l'exception de huit Russes, un Français et un Américain.

L'appareil s'est écrasé mercredi après-midi lors d'un vol de démonstration censé vanter les mérites de ce tout-nouveau modèle qui porte les espoirs de l'aviation civile russe.

Une enquête criminelle a été ouverte à Moscou sur une éventuelle violation des règles de sécurité, et une autre en Indonésie. Des experts russes ont commencé à arriver samedi à Jakarta afin de tenter de comprendre pourquoi un avion flambant neuf, piloté par un commandant très expérimenté, s'est écrasé de la sorte.

Tandis que la boîte noire n'était toujours pas retrouvée, la polémique enflait sur l'autorisation qui aurait pu être donnée au commandant de bord russe d'effectuer une descente subite, de 3.000 à 1.800 mètres d'altitude, dans une région où le point culminant dépasse pourtant les 2.200 mètres. Les autorités aériennes se refusaient à indiquer si la permission avait été donnée.

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