"Une coalition gagnante!": Jean-Louis Borloo a présenté dimanche son ambition pour son parti, l'Union des démocrates et indépendants (UDI), après avoir rendu hommage à Simone Veil, présente pour le lancement à Paris du nouveau mouvement qui se veut l'héritier de l'ex-UDF.
"Mme Veil est la personnalité publique et politique que j'aime et respecte le plus", a lancé le président de l'UDI dans son discours de clôture en s'adressant à l'ancienne ministre de la Santé assise au premier rang.
"Simone Veil, la magistrate, le retour à la vie, le combat pour la dignité humaine, l'académicienne notre immortelle, le combat pour l'Europe", a-t-il résumé, la remerciant de ce témoignage de confiance. "Vous serez fière de nous", a-t-il lancé en lui dédiant "cette journée de partage".
"L'UDI est née, c'est une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent une France ouverte sur le monde, ouverte sur l'Europe, ouverte à l'autre, pour les libertés, pour l'humanisme, pour la République, le refus du repli sur soi et du sectarisme. C'est une bonne nouvelle pour notre pays et pour l'Europe", a aussi dit l'ex-ministre de l'Ecologie et patron des radicaux.
Evoquant le glorieux passé de l'UDF souligné dans un message vidéo par l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Louis Borloo a déploré "un gâchis".
"Pourtant les talents sont là", a-t-il constaté, se félicitant que cette union de la famille centriste "impossible il y a encore quelques semaines" soit "maintenant réalisée".
Il a présenté l'UDI comme "une formation politique de plein exercice, indépendante" mais "en coalition avec la droite républicaine".
"C'est une coalition gagnante mais nous serons les gagnants de cette coalition", a-t-il lancé montrant sa volonté de prendre le leadership sur son partenaire UMP.
"Nous devons nous efforcer de refonder notre pacte républicain parce que c'est un héritage, un projet en mouvement, une méthode et un chemin d'espoir", a-t-il ajouté en s'opposant "aux conservateurs" qui "ont peur" et pour cela "désignent des boucs émissaires".
"Ils ont l'air raisonnables, sérieux et bien coiffés", a-t-il lancé. "Mais en réalité, derrière le masque des apparences, ce sont eux qui ne sont ni raisonnables ni professionnels".
"Nous considérons la diversité comme une richesse, l'agriculture comme une force, l'industrie comme une ressource, l'ouvrier comme un atout, les services publics comme une nécessité, l'Europe comme une chance, l'écologie comme une valeur et un projet et l'Afrique comme un espoir", a-t-il lancé.

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