Waterpolo

Les Enfants de Neptune LM et les Lilloises du LUC restent au sec

Publié le 11/02/2011 à 00h00

Le conflit qui oppose la Fédération française de natation et les arbitres est en train de faire tache d'huile. Le 22 janvier, les clubs d'Élite ont refusé de jouer. Ces 5 et 6 février, ceux de N1 et de N1 Dames rejoignent le mouvement.

Les Enfants de Neptune LM et les Lilloises du LUC restent au sec
Le conflit qui oppose la Fédération française de natation et les arbitres est en train de faire tache d'huile. Le 22 janvier, les clubs d'Élite ont refusé de jouer. Ces 5 et 6 février, ceux de N1 et de N1 Dames rejoignent le mouvement.


L es Enfants de Neptune Lille Métropole (N1) n'effectueront pas leur déplacement à La Rochelle, ce soir, et les Lilloises (N1 Dames) du LUC n'iront pas à Bordeaux. Ces deux clubs, et tous ceux de l'Élite, ont décidé de faire grève. Seuls La Rochelle et Arras en N1, ainsi que l'équipe de l'Insep car gérée par la Fédération française de natation (FFN), ne se sont pas joints au mouvement.
Pourquoi ce refus de se mettre à l'eau ? En raison d'un conflit qui oppose la FFN et les arbitres. « Les griefs des arbitres sont à peu près les mêmes qu'il y a deux ans (un mouvement du même ordre a déjà eu lieu à l'automne 2009, ndlr), explique Benjamin Mercier, arbitre international et président du Comité du Nord. Les accords portant sur le système de remboursement de leurs frais, votés lors de l'assemblée générale de juin 2010, ont été remis en cause lors d'une récente réunion du comité
directeur. Là-dessus sont venues se greffer les revendications des clubs, qui dénoncent l'absence de représentants du water-polo au sein du comité directeur et le manque de représentativité du water-polo en matière de communication fédérale ; les clubs demandent aussi la mise en place d'un calendrier pour la constitution d'une ligue indépendante – comme c'est le cas dans d'autres sports –, la transparence financière du water-polo au sein de la FFN et le règlement du conflit opposant la Fédération aux


arbitres. »
En guise protestation, les arbitres ont décidé courant décembre de ne pas se rendre disponibles pour les rencontres d'Élite, qui ont de ce fait été dirigées par des arbitres des niveaux inférieurs. « Ce qui pose le problème de l'intégrité physique des joueurs dans un sport de contact où l'arbitrage est très important » , insiste Benjamin Mercier. Et Thierry Landron, le président du LUC, de rappeler la mésaventure survenue à l'une de ses joueuses, l'Australienne Jade Hanson, qui a eu le nez cassé la
semaine dernière, lors d'un match dirigé par un arbitre n'ayant pas toutes les compétences requises...
À ce jour, environ 80 % des arbitres fédéraux adhèrent à ce mouvement de grève, ce qui a eu pour conséquence le refus des équipes d'Élite de disputer la 10e journée de championnat le 22 janvier. Il en sera de même ce week-end, y compris du côté des clubs de N1 et de N1 Dames.
Si l'on s'en tient à la stricte application du règlement, le championnat Élite – voire ensuite ceux des autres niveaux – pourrait tout bonnement s'arrêter en cours de saison, « car à partir de deux forfaits, on est disqualifié » , rappelle Johan Tettini, le directeur technique des Enfants de Neptune.
Des discussions ont commencé fin janvier entre le président de la FFN Francis Luyce et les deux associations d'arbitres. En outre, une réunion entre Francis Luyce et les présidents de clubs a été fixée au samedi 26 février.
Enfin, l'Association des clubs de water-polo français a demandé la médiation du ministère de la Jeunesse et des Sports.

Nord Éclair