Cinq mois après son titre, Daouda Sow remonte sur le ring
Publié le vendredi 02 décembre 2011 à 06h00
Le Hémois Daouda Sow, invaincu après huit sorties chez les pros, affrontera demain soir à Clichy-la-Garenne le Géorgien Bacho Kvaratskhelia, dans un combat en six reprises.
Avant, espère-t-il, de défendre sa ceinture nationale en 2012.
Le 1er juillet, deux ans presque jour pour jour après son passage chez les pros, le Hémois Daouda Sow remportait à Auch son premier titre de champion de France, chez les légers. Une première ceinture tricolore conquise aux dépens du Marseillais Affif Hamdani, champion de France de la catégorie en 2006 et 2009.
Alors qu'il devait remettre son titre en jeu le 19 novembre chez lui, à Hem, Sow a dû renoncer, le budget pour monter ce combat n'ayant pu être bouclé en temps et en heure. Le Hémois ne désespère pas de défendre sa ceinture dans le courant du premier trimestre 2012 à Hem, si toutefois le Team Mezaache - avec lequel il est sous contrat, tout en restant affilié au Boxing Club Hémois - remporte les enchères fixées au 10 janvier.
« Mon but est de prouver que je suis le numéro un incontesté en France de ma catégorie, explique le champion de France des légers.
Quand j'aurai affronté les cadors de ma catégorie, il sera temps de penser à une ceinture européenne » Gravir de nouveaux échelons En attendant, le vice-champion olympique de Pékin (2008) remontera sur le ring demain soir, à l'occasion de la réunion organisée par le Team Mezaache à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Le Nordiste de 28 ans (8 victoires dont 2 avant la limite) sera opposé au Géorgien Bacho Kvaratskhelia (6 victoires dont 3 par K.O., 8 défaites, 2 nuls), un droitier de 21 ans. « Je ne me pose pas trop de questions sur lui, confie Daouda Sow.
C'est mon coin qui fait les recherches sur mon adversaire et me fait travailler en fonction. » Le gaucher préfère s'en tenir aux fondamentaux de sa discipline : « En boxe, il n'y a pas de petit combat. Et peut importe le palmarès. Il y a des favoris sur le papier mais, une fois que le gong a sonné, tout le monde est à 50-50. » Le Hémois s'est préparé à Clichy sous la férule de Franck Mezaache. « C'est dans mon intérêt de partir en région parisienne, j'y trouve davantage de sparring-partners. Quand je ne suis pas en période de grosse préparation, je m'entraîne à Hem. » Daouda Sow est resté très proche de l'entraîneur qui l'a mené jusqu'aux JO, Halim Zehrir : « Il m'a beaucoup fait évoluer en amateur. Franck Mezaache, lui, a du vécu dans le monde professionnel. Je cherchais un homme qui pourrait me faire gravir les échelons dans le monde pro. » Demain soir, l'occasion lui sera offerte de franchir une nouvelle étape dans sa carrière.w
V. A.-R.



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