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TENNIS WIMBLEDON/Deuxième journée

Santoro reverdit

Face à Nicolas Kiefer, le Français a passé pas moins de onze aces au service, un secteur pourtant loin d'être sa spécialité. Face à Nicolas Kiefer, le Français a passé pas moins de onze aces au service, un secteur pourtant loin d'être sa spécialité.

Fabrice Santoro s'est offert à 36 ans passés un joli coup en ouverture de son dernier Wimbledon, en balayant un bon spécialiste de la surface, l'Allemand Nicolas Kiefer 6-4, 6-2, 6-2. La journée a été globalement bonne pour les Français, sauf pour Alizé Cornet, éliminée et « en crise ». Le Russe Safin a disparu d'un tableau où les favoris poursuivent leur chemin.




Fabrice Santoro avait prévenu avant Wimbledon : « C'est ma tournée d'adieux. Mais je ne compte pas la faire en touriste. Je me sens capable de faire un coup sur gazon ». Lui qui dispute son 68e tournoi du Grand Chelem (un record) a démontré qu'il était...
toujours vert.


Nicolas Kiefer ne semblait pourtant pas le candidat idéal au premier tour car si les deux hommes ont des classements comparables (37e pour le Français, 35e pour l'Allemand), Santoro n'avait plus battu son adversaire depuis 2002. Hier, Santoro a joué juste (9 fautes directes seulement contre 34) pour l'emporter en trois sets. Pour ne rien gâcher, il a passé onze aces, ce qui n'est d'ordinaire pas sa spécialité, et ne s'est jamais fait breaker. Cette victoire en moins de deux heures envoie le Français affronter au 2e tour un Juan Carlos Ferrero sur le déclin, qui ne goûte pas spécialement le gazon.

Mauresmo et Simon OK
Amélie Mauresmo, a assuré l'essentiel en se défaisant de la Hongroise Melinda Czink (6-1, 4-6, 6-2). Mais la manche perdue montre qu'il reste du travail à la Française avant les choses sérieuses et le possible rendez-vous avec l'Italienne Flavia Pennetta et surtout la meilleure mondiale, Dinara Safina.
Gilles Simon, qui souffrait du genou depuis Roland-Garros, s'est rassuré avec un succès expéditif sur l'Américain Bobby Reynolds (6-4, 6-3, 6-3). Nicolas Devilder, Michaël Llodra, Paul-Henri Mathieu et la Nordiste Pauline Parmentier l'ont emporté contre des adversaires moins bien classés.
La défaite de Jérémy Chardy face à un ancien finaliste, Andy Roddick, est logique. Celle d'Arnaud Clément contre Juan Martin Del Potro (6-3, 6-1, 6-2), était également attendue. Le revers d'Alizé Cornet face à Vera Dushevina (3-6, 6-0, 6-4) est en revanche une vraie déception : la Niçoise a reconnu hier qu'elle traversait une « crise ».

Murray pas ménagé
Andy Murray, dont toute la Grande-Bretagne attend qu'il mette fin à 73 ans de disette britannique à Wimbledon, a dû livrer un gros match dès son entrée en lice pour se débarrasser du grand serveur américain Robert Kendrick, 76e mondial, en quatre sets 7-5, 6-7 (3/7), 6-3, 6-4. Au prochain tour, Murray, considéré comme le principal outsider de Federer depuis le forfait de Nadal, devra hisser son niveau de jeu pour battre Ernests Gulbis, si le fantasque Letton est dans un bon jour.
Les principaux favoris en lice se sont qualifiés : chez les hommes l'Argentin Del Potro, l'Allemand Haas ou l'Américain Roddick et chez les femmes la double tenante du titre Venus Williams, les Russes Safina et Kuznetsova, ainsi que les Serbes Jankovic et Ivanovic.
Marat Safin, qui comme Santoro effectue sa dernière saison au plus haut niveau, voit sa tournée d'adieux se transformer en chemin de croix. Le Russe, demi-finaliste l'année dernière, a perdu dès le premier tour contre l'Américain Jesse Levine, 133e mondial.


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