« C 'est le match parfait. Si on peut pousser le bouchon un peu plus loin c'est dommageable de se prendre le but en fin de match. Mais on ne va pas faire la fine bouche... on recevait quand même le leader ! » Gaël Danic est heureux. C'est lui qui a ouvert le bal, hier après-midi dans un stade du Hainaut rempli comme jamais. Mettre quatre buts à un Marseille qui n'en avait pris que deux depuis le début de la saison, Valenciennes n'en demandait pas tant, mais pourtant, il s'en est donné les moyens, dès les premières minutes de jeu.
Presque tout ce qui a été entrepris par les valenciennois a été réussi et la défense marseillaise a littéralement été submergée. Danic a donc ouvert le score, (1-0, 15e), sur un coup franc des 20 mètres. « J'ai pris en compte le fait que Mandanda avait le soleil dans les yeux, je me suis dit que tirer fort ne servait à rien, il fallait mieux tirer moins fort et cadrer. Après, j'ai la réussite qu'elle aille hors de portée », expliquait Danic. En confiance, les Valenciennois maintenaient la pression. Anthony Le Tallec marquait le deuxième but, grâce à un centre de Danic (2-0, 35e).
Quatre minutes plus tard, Mandanda manquait complètement sa relance à la main. Kadir en profitait et marquait dans une cage vide (3-0, 39e).
« Le ballon parfait » Au retour des vestiaires, l'OM tentait de revenir. Mais les hommes de Daniel Sanchez n'en avaient pas fini. Sur un contre parfaitement mené par Kadir, Le Tallec inscrivait le quatrième but de la rencontre d'une tête bien placée (4-0, 64e). « C'était le ballon parfait. Foued me met une belle galette, j'ai juste à ajuster, mettre la tête en opposition, savourait Le Tallec. S'il y a beaucoup de ballon comme ça cette saison, je vais en mettre des buts ». Mais les trois minutes du temps additionnel étaient les minutes de trop. Après un duel aérien dans la surface de Valenciennes, Jordan Ayew voyait la balle lui arriver au dessus et, après un bel enchaînement, il sauvait l'honneur des siens (3-1, 90e+2). Les Valenciennois sont invaincus à domicile depuis quatre mois. « Quand même, mettre quatre buts à l'OM, ce n'est pas rien, lançait Le Tallec.
Peu d'équipes l'ont fait ! ».