GAËLLE LAURENT-DRIDI > gaelle.laurent@nordeclair.fr
Il n'a pas réfléchi bien longtemps en recevant la proposition du Stade rennais. Convaincu par le discours de Pierre Dréossi, qui l'avait recruté à Lille au début des années 2000, Jean II Makoun avait besoin de relancer sa carrière dans un championnat moins confidentiel que la Superligue grecque.
« Dès mon retour de vacances, j'ai eu Pierre au téléphone, explique-t-il. Comme on se connaissait déjà, il m'a rapidement convaincu de rejoindre Rennes. Son discours m'a donné beaucoup de motivation, beaucoup d'envie. C'est vrai que le championnat grec est moins médiatisé en Europe mais on a la chance d'avoir joué de grandes compétitions. C'est une autre dimension tout de même ».
Si ses six mois à Aston Villa, où il avait rejoint Gérard Houiller, ne lui laissent pas un souvenir impérissable (il a été blessé longtemps), son passage à Athènes, plus précisément au Pirée, reste pour lui « une belle expérience ».
Il n'a pas joué l'intégralité de la saison, certes, mais a terminé sur un doublé coupe-championnat. « Sans oublier une participation à la Ligue des champions puis à la Ligue Europa, dont on a disputé les quarts de finale, rappelle-t-il. C'était une saison pleine, j'étais content, on avait une bonne équipe. Le seul bémol, c'est que je n'ai pas fait toute la saison même si j'ai joué pas mal de matches ».
À Rennes désormais, dans un club toujours placé, jamais gagnant, le Camerounais peut espérer redevenir un maillon essentiel, comme il l'était dans l'équipe de Lille avant de rejoindre Lyon. Pierre Dréossi l'a recruté pour profiter de son expérience en Ligue 1 et de son volume de jeu. Un profil que Frédéric Antonetti ne semble pas regretter pour le moment. En deux titularisations, il a déjà poussé Yann M'Vila sur le banc. « Je suis là pour gagner ma place, explique-t-il sereinement. La concurrence permet de tenir tout le monde en éveil ».
« Souvent à Lille »
Depuis plusieurs jours, Jean II Makoun est au centre de toutes les attentions. D'abord parce que ses performances sur le terrain ne passent pas inaperçues.
Ensuite parce qu'il retrouvera ce soir le LOSC, son club formateur.
« Je n'avais pas spécialement regardé le calendrier mais maintenant qu'on y est, c'est super ! Sourit-il. J'ai gardé pas mal de contacts à Lille, que ce soit au club ou dans l'équipe. J'ai toujours ma maison là-bas, j'y retourne très souvent. J'y étais encore il n'y a pas si longtemps, et j'y allais même quand j'étais en Angleterre ou en Grèce ».
Pourtant, ce soir Makoun, l'enfant du Nord, mettra de côté ses sentiments. C'est désormais la Bretagne qui compte sur lui pour aider Rennes à se sortir la tête de l'eau.w