Football

Mavuba : « Un sentiment de honte »

Publié le 22/09/2012 à 00h00

Après l'humiliation subie mercredi sur la pelouse du Grand Stade face au BATE Borisov (1-3), Rio Mavuba décrypte les causes du naufrage et réclame une réaction immédiate.

Mavuba : « Un sentiment de honte »
Après l'humiliation subie mercredi sur la pelouse du Grand Stade face au BATE Borisov (1-3), Rio Mavuba décrypte les causes du naufrage et réclame une réaction immédiate.


PROPOS RECUEILLIS PAR GAËLLE LAURENT-DRIDI > gaelle.laurent@nordeclair.fr

Comment avez-vous digéré la difficile soirée de mercredi ?


>> Ça a été très difficile après le match. On en a parlé entre nous mais il faut passer à autre chose. C'était un peu comme un boxeur qui venait de se prendre deux ou trois droites sans parvenir à se relever. Maintenant, il ne faut pas oublier non plus ce qui s'est passé. On n'est pas forcément très bien depuis le début de saison mais il faut aller de l'avant.

C'est dans ce genre de périodes que vous avez un rôle particulier à jouer ?
>> Oui parce que quand tout va bien, c'est toujours plus facile. Là, on voit ceux qui sont prêts à se relever. Il faut que les cadres, les leaders tirent les autres vers le positif et pointent du doigt ce qui ne va pas. Il n'y a pas 100 000 solutions, il faut se bouger. Pour l'instant, on est une équipe moyenne quand on ne fait pas les efforts ensemble.
« Retrouver la culture
de la gagne »
Comment expliquer le manque d'engagement général lors de cette première période cauchemardesque ?
>> Ce n'est peut-être pas dans les gènes de tout le monde. On a des joueurs qui ont ces caractéristiques, d'autres peut-être moins. C'est aux anciens de le transmettre aux équipiers qui ne sont pas là depuis longtemps. Il faut aller chercher en soi cette motivation, cette volonté d'aller bouffer son adversaire. Il y a eu une faille collective sur ce match mais on est tous capables d'élever notre niveau de jeu.

Le groupe n'a-t-il pas perdu sa culture de la gagne, qui lui permettait de retourner des situations mal engagées ?
>> On a pas mal de nouveaux ; Nolan (Roux) n'est pas là depuis longtemps ; pour Dimitri (Payet), cela fait un an. Le groupe qui a réalisé le doublé se connaissait depuis deux ou trois ans. Il faut qu'on retrouve cette culture de la gagne. Mais je ne m'inquiète pas. On va voir si on a un groupe de caractère. Mercredi, on est tous passé à travers mais on va répondre sur le terrain. Pour le moment, le match de référence est le barrage retour contre Copenhague, évidemment. Mais il ne faut pas attendre d'être au pied du mur pour agir.

Estimez-vous avoir une forme d'humiliation à faire oublier dès dimanche face à Lyon ?
>> Bien sûr, on était déçus et gênés après le match. On avait limite un sentiment de honte par rapport à ce qu'on a proposé en première période. On a entendu les sifflets du public, on en est conscients mais on a vu aussi que les supporters ont poussé en deuxième mi-temps. Ils attendent plus de nous et on est capable de faire plus. Au-delà de la victoire dimanche, il faudra surtout retrouver un bon bloc-équipe. Cette notion de groupe est essentielle.w

Nord Éclair