Football

Les Lillois pourront-ils s'en remettre ?

Publié le 21/09/2012 à 00h00

Déjà mal embarqués en championnat, les Lillois ont pris un sacré coup sur la tête en Ligue des champions, humiliés 3-1 par le BATE Borisov. À deux jours de la réception de Lyon, ils vont devoir trouver des réponses. Et vite.

Les Lillois pourront-ils s'en remettre ?
Déjà mal embarqués en championnat, les Lillois ont pris un sacré coup sur la tête en Ligue des champions, humiliés 3-1 par le BATE Borisov. À deux jours de la réception de Lyon, ils vont devoir trouver des réponses. Et vite.


GAËLLE LAURENT-DRIDI > gaelle.laurent@nordeclair.fr
À mi-chemin entre l'abattement et l'incompréhension, les Lillois n'ont pas échappé aux questions les plus incisives dans la zone mixte du Grand Stade qui n'a toujours pas vu défiler une équipe du LOSC victorieuse. Les joueurs sollicités ont tenté d'avancer quelques arguments pour donner une explication à l'une des pires mi-temps sous l'ère Garcia. Pas simple. « On est très déçus de notre première période, lâche Tulio De Melo.
Pourtant, on travaille dur toute la semaine à l'entraînement, on voulait faire beaucoup mieux que ça. » « Ça parait trop gros pour être vrai, estime Rudi Garcia. Espérons que c'était un accident. Il ne faut pas tomber dans le catastrophisme mais ça pourrait paraître inquiétant. Il faut trouver des solutions, on va se concentrer là-dessus. » La thèse de l'accident, avancée par l'entraîneur lillois, paraît pourtant peu crédible. D'abord parce que le LOSC n'a toujours pas convaincu en championnat et qu'il comptait probablement sur l'adrénaline de la Ligue des champions pour lancer sa saison. Ensuite parce que la saison dernière déjà, les champions de France en titre n'avaient pas existé dans la compétition et que leur dernière place dans un groupe largement accessible était la seule à laquelle ils avaient pu prétendre. Et semblent toujours aussi inhibés cette saison sur la scène européenne.



Aucune marge de manoeuvre
À la décharge de l'entraîneur nordiste, le BATE Borisov a été d'un réalisme déconcertant, parvenant à inscrire trois buts en ayant cadré quatre tirs. Sur le deuxième, celui du KO, Rodionov est clairement hors-jeu. Mais rien n'explique la fébrilité de l'équipe dans toutes ses lignes durant une première mi-temps cauchemardesque et son incapacité à montrer le moindre signe de révolte. « On n'a pas sous-estimé cette équipe, assure Rudi Garcia. On connaissait son efficacité en contre et on savait qu'elle allait jouer là-dessus. » La réaction d'orgueil, enfin, a bien eu lieu en deuxième période, sous l'influence de Ryan Mendes et Nolan Roux. « À la pause, on avait du mal à croire ce qu'on venait de vivre sur le terrain, avoue De Melo. On a voulu montrer une réaction d'orgueil. » Mais il était déjà bien trop tard. « Il faut qu'on arrête de se donner des handicaps », lance, agacé, Rudi Garcia.
Le problème semble plutôt se situer sur le terrain que dans la tête, même si le coup va être dur à encaisser mentalement. Rudi Garcia va-t-il renoncer à son schéma en 4-2-3-1 dans lequel Marvin Martin s'est complètement noyé mercredi soir ? Ou va-t-il relancer Nolan Roux en pointe, là où il se sent le mieux et où il pourrait donner un peu de profondeur au jeu lillois ? La réponse ne viendra que dimanche, pour la réception de Lyon. Où l'on devrait, sans trop de surprise, assister à la première titularisation de Mendes (Kalou est toujours suspendu) qui fait bonne impression depuis son arrivée. Les Nordistes, obligés de vaincre au risque d'être complètement décrochés des équipes de tête, auront une lourde pression à gérer.
Car aujourd'hui, le plus important n'est pas de se demander si le LOSC pourra faire son retard dans un groupe F où il n'était déjà pas favori, où s'il saura réintégrer le haut du classement en Ligue 1, mais bien de savoir s'il aura les moyens de rebondir, tout simplement.w

Nord Éclair