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Lille a eu raison de s'en remettre au banc

Publié le 26/08/2012 à 00h00

Sous les yeux du sélectionneur Didier Deschamps, Lille repart avec un nul (2-2) de Nice en ayant fait appel à son banc. Et peut désormais ne penser qu'à Copenhague.

Lille a eu raison de s'en remettre au banc
Sous les yeux du sélectionneur Didier Deschamps, Lille repart avec un nul (2-2) de Nice en ayant fait appel à son banc. Et peut désormais ne penser qu'à Copenhague.


STÉPHANE LEULIER (À NICE) > stephane.leulier@nordeclair.fr
Sacrifier le pain quotidien au profit d'un extra-ordinaire assorti d'une dot de quelque vingt millions d'euros ? C'est la question qui se posait aux Lillois. L'enjeu d'une qualification pour la phase finale de Ligue des champions a naturellement pris le pas sur l'anodine troisième journée de championnat. À ceci près que pour tutoyer le haut du panier européen, il faut avoir un banc suffisant. Le LOSC l'a montré hier, du moins pour ce qui concerne la Ligue 1. Et Rudi Garcia pouvait savourer sa réussite, teintée d'un nul (2-2) : « Je pense qu'on a été plus performant avec cette équipe que si nous avions aligné l'autre ».
Six changements sur la feuille de match par rapport à mercredi au Danemark, cadres de l'équipe sur le banc, ménagés. L'entraîneur a préféré, dans le même temps, donner du temps de jeu comme autant de jetons pour se refaire une confiance à ceux qui, en ce début de saison, posaient question quant à leur état de forme. Payet, Balmont et Rozehnal ont donc eu 90 minutes pour se rassurer. Les deux premiers ont saisi l'occasion. Pour le défenseur central, il faudra encore attendre. Mais le temps presse.



Révolte azuréenne
D'abord agressif, hier, le LOSC s'est laissé rattraper par des Niçois combatifs à défaut d'être géniaux, jusqu'à devoir, par intermittence, courber l'échine lors des vingt dernières minutes. Si la marque Puel mettra encore un peu de temps à se faire ressentir sur l'équipe azuréenne, les prémices sont déjà là.
Mickaël Landreau peut en témoigner.
Roux et Gueye se mettaient en évidence (2e), le milieu de terrain tentant d'aligner Delle, bien placé, d'une tête plongeante. Payet prenait le relais, adressant une passe en retrait à Roux, qui frappait à côté du poteau droit (3e) avant que l'ancien Stéphanois ne tente sa chance d'une première frappe bien captée par le gardien niçois (7e). Bossetti sonnait la révolte azuréenne d'un appel couvert par Rozehnal. Mais l'attaquant butait sur un Landreau très attentif qui signait une sortie d'un timing impeccable (13e). S'ensuivaient les tentatives de Dja-Djéjé (17e) et de Pejcinovic (29e) qui se heurtaient à un solide Landreau.
Après s'être signalé à la 22e, Payet remettait le couvert suite à l'interception de Balmont dans les pieds de Civelli. La combinaison était parfaite (36e, 0-1) et donnait au LOSC non seulement une bouffée d'air frais au coeur de la chaleur accablante étouffant le stade du Ray, mais surtout un début d'assurance quant à la combativité de deux rouages essentiels au jeu lillois.
La suite était plus pénible. Nice revenait au score grâce à Pjecinovic, esseulé à la réception du coup franc de Bossetti (43e, 1-1). Dix minutes après la reprise, Meriem délivrait un caviar pour Bossetti (55e, 2-1), qui dégustait. Le LOSC ne baissait pourtant pas la tête. Sidibé, jusqu'alors peu actif dans les phases offensives, transperçait le rideau défensif niçois pour égaliser (59e, 2-2). La fin du match était sans grand éclat, exception faite du coup franc de Bauthéac dévié par Payet. Sans l'à propos de Landreau, Lille repartait avec une défaite. « Le match était ouvert , constatait Rudi Garcia. Il aurait pu basculer d'un côté ou de l'autre. On a montré qu'on était capables de marquer un but lors de chaque rencontre, ce que l'on a fait lors des trois journées de championnat. Maintenant, on reste fébriles en défense ». Une fébrilité qui sera intolérable, mercredi soir.w

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