Football

Lille baptise son Grand Stade par un petit match

Publié le 18/08/2012 à 00h00

Devant plus de 40 000 spectateurs, Lille n'a pas réussi à remporter le premier match de son histoire au Grand Stade contre un Nancy accrocheur et solide (1-1).

Lille baptise son Grand Stade par un petit match
Devant plus de 40 000 spectateurs, Lille n'a pas réussi à remporter le premier match de son histoire au Grand Stade contre un Nancy accrocheur et solide (1-1).


SÉBASTIEN NOÉ > sebastien.noe@nordeclair.fr
Une première fois, ce n'est jamais parfait. Ou en tout cas pas comme on l'avait imaginé. Les Lillois avaient sans doute rêvé d'un match beaucoup plus abouti que celui qu'ils ont réalisé hier soir. À la fin, il y a ce sentiment que ça sera mieux la prochaine fois.
Tout était là pour que la soirée soit réussie. Un stade majestueux, plein comme un oeuf. Sauf que sur la pelouse, c'est toujours la même histoire. Il faut marquer un but de plus que l'autre. Et Lille n'a pas réussi hier soir face à une équipe de Nancy qui était venu pour défendre et qui a réussi son coup.


C'est même un joueur lorrain, Bakar en l'occurrence qui aura l'honneur d'être le premier buteur de l'histoire du Grand Stade.

Kalou répond à Bakar
Lille qui rate l'occasion de mettre de suite la pression sur le PSG aura vite l'occasion de digérer. Dès lundi, il s'envole pour Copenhague pour le barrage aller de la Ligue des champions. Un rendez-vous à ne pas rater pour retrouver les soirées européennes dans sa nouvelle enceinte.
Déjà privé de Debuchy, touché au talon avec l'équipe de France, Rudi Garcia devait encore modifier sa défense juste avant le début de la rencontre. Touché pendant l'échauffement, Basa laissait sa place à Rozehnal. De quoi expliquer une certaine fébrilité amplifiée évidemment par la pression de ce premier grand rendez-vous.
En face, sans surprise, les Lorrains proposaient un bloc équipe compacte qui laissait peu d'espace pour manoeuvrer. Payet d'une frappe sèche des 20 mètres obligeait bien Ndy Assembé à se coucher (4e). Malgré un vrai manque de mouvement qui s'expliquait aussi sans doute par la forte chaleur, les Lillois prenaient le jeu à leur compte.
Et se créaient une deuxième belle occasion par De Melo qui plaçait de peu à côté une tête sur un coup franc bien tiré par Martin (14e). C'était encore plus chaud dix minutes plus tard quand Kalou, récupérant un ballon au milieu du terrain, s'échappait plein centre mais ne cadrait pas sa frappe devant le gardien lorrain (23e).
L'Ivoirien n'allait donc pas être le premier buteur de l'histoire du Grand Stade. Cet honneur était finalement réservé à Djamel Bakar, l'attaquant de poche de Nancy. Aux 25 mètres, ce dernier profitait de la passivité de Mavuba pour placer une grosse frappe dans le petit filet de Landreau (0-1, 35e).

Accablé par la chaleur
Dans le genre douche froide, c'était réussi. Heureusement, les Lillois avaient le bon goût de rapidement rétablir la situation. Et c'est le duo de recrue Martin-Kalou qui insufflait le vent de révolte. L'Ivoirien adressait d'abord un centre-tir puissant, involontairement repris par André Luiz tout proche de tromper son gardien (41e). Puis il était récompensé de ses efforts en reprenant d'une magnifique tête lobée un centre précis de Martin pour l'égalisation (1-1, 43e).
De quoi aiguiser les appétits pour le second acte. Qui allait hélas s'avérer très décevant. Handicapés par la chaleur, les 22 acteurs manquaient clairement de jus. Et les Lorrains parfaitement organisés autour de la charnière André Luiz-Puygrenier n'éprouvaient finalement que peu de difficultés à contrôler les timides assauts nordistes. C'est encore Kalou qui s'offrait une grosse occasion sur un centre de Béria. Mais la reprise de l'Ivoirien aux 6 mètres était détournée par Ndy Assembé (50e).
C'était ensuite un long désert de plus d'une demi-heure sans la moindre occasion. Il fallait l'expulsion de Moukandjo pour relancer les Lillois, et encore.
Deux frappes non cadrées de Payet (89e, 92e) et le rideau tombait sur cette première au Grand Stade. Un petit point donc et une frustration patente. Mais l'envie aussi d'y revenir vite.w

Nord Éclair