Football

Ancelotti : l'obligation de gagner

Publié le 09/08/2012 à 00h00

Rarement un entraîneur aura eu autant l'obligation de décrocher le titre de champion : après six mois à découvrir la Ligue 1 et un recrutement de luxe, Carlo Ancelotti détient désormais tous les atouts pour faire décoller le Paris SG, en France et en Europe.

Ancelotti : l'obligation de gagner
Rarement un entraîneur aura eu autant l'obligation de décrocher le titre de champion : après six mois à découvrir la Ligue 1 et un recrutement de luxe, Carlo Ancelotti détient désormais tous les atouts pour faire décoller le Paris SG, en France et en Europe.



Pour Carlo Ancelotti, qui a tous les atouts en main pour briguer le titre de champion en fin de saison, il existe bien évidemment une pression sans pareille. Le club de la capitale était premier de Ligue 1 la saison dernière à la trêve hivernale ; le technicien italien a alors remplacé Antoine Kombouaré, et l'équipe a fini deuxième, derrière Montpellier (13e budget). Un couac relativisé par le retour en Ligue des champions.
Ancelotti (53 ans), qui s'est entouré d'hommes de confiance dans un staff pléthorique, semble sur la même longueur d'onde que le directeur sportif qui l'a fait venir, Leonardo, et dispose d'un effectif où tous les postes ont été doublés, voire triplés.


La politique du carnet de chèques des propriétaires qataris (plus de 200 millions d'euros d'acquisitions depuis un an) a permis de bâtir un groupe où émargent notamment les capitaines de la Suède et du Brésil, le buteur Zlatan Ibrahimovic et le défenseur central Thiago Silva, et les pépites argentines Javier Pastore et Ezequiel Lavezzi.

Attendu en Europe
La saison 2 du « Qatari SG » recèle donc d'autres exigences : échouer une nouvelle fois sur la deuxième marche du podium s'apparenterait à un naufrage, tellement le PSG fait figure d'archifavori écrasant toute concurrence. « C'est simple : l'année dernière, on avait fini deuxième du championnat, on voudrait cette fois être premier, et être compétitif en Ligue des champions », a abondé « Carletto ».
Car s'il s'agit - déjà - d'expédier les affaires courantes en L1, l'Italien se sait surtout attendu sur la scène européenne, où le PSG est - déjà - un « candidat de plus », selon les mots du cerveau du Barça, Xavi. « On va se retrouver dans le troisième ou quatrième chapeau donc dans un groupe très difficile. Notre Ligue des champions, ce sera ça : se qualifier pour les 8e de finale au moins », avait avancé Ancelotti mi-juillet.
L'ex-Milanais est venu à Paris auréolé de ses quatre C1 (deux comme joueur, deux comme entraîneur) et les propriétaires qataris comptent sur son expérience dans la reine des compétitions pour y jouer un rôle prépondérant à court ou moyen terme.

« Améliorer la condition »
En attendant, Ancelotti devra user de sa science de la psychologie, dans son style un peu paternel, pour veiller à l'harmonie et la discipline dans un vestiaire rempli d'ego et de fortes têtes (Ibra, Ménez, Nene etc.) et où la concurrence risque de susciter des aigreurs (Sakho, Gameiro etc.). Il lui faudra aussi gérer les crises qui écloront aux moindres contre-performances.
Sa première préoccupation concerne d'abord l'aspect physique. « Nous devons utiliser les matches de championnat pour améliorer encore la condition physique des joueurs, a-t-il avancé après le nul face au Barça samedi dernier (2-2). En août, nous jouerons une seule fois par semaine, et aurons donc l'occasion d'améliorer la condition de tous les joueurs ».
Un début de championnat raté ou simplement mitigé accentuerait la pression sur l'équipe et son entraîneur. Qui doit vaincre, à tout prix.w

Nord Éclair