GAËLLE LAURENT-DRIDI > gaelle.laurent@nordeclair.fr
Pour Michel Seydoux, il y a des vacances plus mouvementées que d'autres et celles qui tombent pendant le mercato en font souvent partie.
Mais le président lillois, qui a aujourd'hui dix ans d'expérience dans le domaine, n'est plus surpris par les événements qui peuvent se produire durant cette période. Aussi la sortie de médiatique de Mathieu Debuchy, hier dans les colonnes de L'Equipe, ne le perturbe pas outre mesure.
« C'est le football moderne qui veut ça, je ne suis ni surpris ni déçu, explique-t-il. Ce n'est pas la première fois que cela arrive. Ça ne me fait ni chaud, ni froid ».
Michel Seydoux sait depuis quelques semaines maintenant que son défenseur, devenu titulaire en équipe de France, a envie d'aller voir ailleurs. Probablement du côté de Newcastle, où évolue son ami Yohan Cabaye depuis l'été dernier, et qui a déjà fait une offre de 5 millions d'euros, jugée insuffisante par le club lillois. Le challenge de la Premier League est un argument de poids pour justifier un départ mais la manière dont les choses se passent ne ressemble pas à un joueur comme Mathieu Debuchy, qui porte le maillot du LOSC depuis vingt ans. Le discours des dirigeants a-t-il changé entre temps ? « Non , affirme le président. Mais nous sommes à la recherche d'un remplaçant. « Ils » sont au courant. Et ce n'est pas simple. Mathieu est sans doute le meilleur joueur français à son poste, ça s'annonce compliqué ».
Une « mouche » nommée Yohan Cabaye ?
Quelle mouche a donc bien pu piquer un joueur qui s'imaginait encore il y a peu terminer sa carrière au LOSC et encore sous contrat jusqu'en juin 2015 ? « Si mouche il y a, elle s'appelle Yohan Cabaye, poursuit-il. Et peut-être son environnement proche aussi. Mathieu était parti pour rester toute sa vie à Lille. Ce n'est pas un aventurier du football sinon ça se saurait. Son amitié avec Yohan et les moments passés en équipe de France ont dû jouer. C'est mon explication, je ne sais pas si c'est la bonne. Vous savez, durant cette période, les joueurs reçoivent des conseils : des bons et parfois des moins bons ».
Michel Seydoux et la cellule recrutement du LOSC sont donc sur le pont pour trouver la perle rare. Pour les dirigeants, Mathieu Debuchy connaît la règle du jeu. « Nous sommes ouverts au dialogue, souligne Michel Seydoux. Nous sommes confrontés à l'envie d'un joueur qui ne correspond pas à la nôtre mais nous cherchons son remplaçant. Il n'y a donc pas de bras de fer ».
Le président lillois a aussi précisé que l'international français n'avait pas « séché » la reprise, fixée à hier matin pour les internationaux : « Il a des arrangements particuliers avec son coach et doit suivre un programme spécifique en attendant son retour à Luchin ». Qui n'aura peut-être jamais lieu. On doute franchement que Mathieu Debuchy ait eu envie, un jour, d'un tel départ.