Comment sentez-vous l'équipe avant ce choc ?
>> On a tout le groupe à disposition parce qu'il y a eu des petits bobos après le match de la Suède qui ont nécessité des soins, comme pour Franck Ribéry et Samir Nasri. On a bien étudié l'équipe d'Espagne. On a fait une séance vidéo avec les joueurs pour nous imprégner de ce qui nous attend demain.
L'Espagne hésite entre aligner un pur N.9 comme Torres ou Fabregas en faux avant-centre. Qu'en pensez-vous ?
>> Que ce soit l'un ou l'autre, on connaît leurs points forts, dans quelles zones ils sont très forts. À ce niveau, il n'y aura pas de surprise. On sait que l'Espagne a un certain type de jeu, qu'elle domine depuis quatre ans le football mondial. Tout le monde essaye de les contrecarrer mais, pour l'instant, personne n'y est arrivé. Mais certaines équipes les ont ennuyées comme l'Italie avec une solidarité incroyable et surtout une efficacité défensive exceptionnelles. Ce sont deux qualités qu'il faudra avoir demain.
« Adapter notre jeu »
Prévoyez-vous des changements ?
>> Certainement. Par la force des choses. Philippe (Mexès) est suspendu. J'ai pour habitude de dire qu'il faut s'adapter le moins possible à l'adversaire et jouer notre propre jeu, mais on va rencontrer une équipe très très forte. Donc il faudra s'adapter à leur jeu, mais ça ne veut pas dire se priver de nos propres forces.
Avant de jouer l'Allemagne en amical, vous sentiez qu'il y avait un coup à jouer. Avez-vous le même sentiment ?
>> Il y a un coup à jouer. Si tu défends bien, en étant bien compact, si dès les 20-30 premières minutes, tu démontres que dans le jeu tu es présent, tu vas avoir ta chance. Mais si tu ne remplis pas ces paramètres, tu risques d'être puni.
« On sait d'où on vient »
Vous semblez très serein malgré les événements de mardi...
>> Des difficultés, Dieu sait qu'on en a beaucoup, trop à mon sens. On sait que le poste n'est pas facile, on sait d'où on vient, que le traumatisme est présent dans l'esprit de tout le monde et qu'il y a des tensions et on a peur de revivre des périodes difficiles. Mais l'énervement et les réactions à chaud ne sont pas bons à entendre. Il faut apaiser tout le monde, avoir des réunions. Même s'il y a eu quelques secousses après le match de Kiev, le paradoxe, c'est qu'on est qualifié pour les quarts de finale.w