Football

Coup dur pour l'arbitrage à cinq lors d'Ukraine-Angleterre

Publié le 21/06/2012 à 00h00

L'arbitrage à cinq, défendu par le président de l'UEFA Michel Platini, a subi un coup dur avec le but qui aurait dû être accordé à l'Ukraine face à l'Angleterre, ce qui a poussé Joseph Blatter, président de la FIFA, à reparler d'arbitrage vidéo.

Coup dur pour l'arbitrage à cinq lors d'Ukraine-Angleterre
L'arbitrage à cinq, défendu par le président de l'UEFA Michel Platini, a subi un coup dur avec le but qui aurait dû être accordé à l'Ukraine face à l'Angleterre, ce qui a poussé Joseph Blatter, président de la FIFA, à reparler d'arbitrage vidéo.



« Après le match d'hier, la technologie sur ligne de but n'est plus une possibilité, c'est une nécessité », a déclaré Joseph Blatter. L'intervention du grand patron du football mondial n'est pas anodine, alors que cet Euro était l'occasion de tester pour la première fois l'arbitrage à cinq.
Le mauvais jugement de mardi tombe au plus mauvais moment pour l'UEFA, qui avait prévu une conférence de presse au cours de laquelle Pierluigi Collina, patron des arbitres de l'UEFA, devait vanter les mérites de l'arbitrage à cinq. Las. Il a reconnu d'entrée « une erreur humaine ». Les arguments de Collina - « 95,7% de bonnes décisions des arbitres assistants » - ou de Gianni Infantino, secrétaire général de l'UEFA - « une erreur sur 1 000 cas en trois ans » - pèseront toutefois peu face au pouvoir des images.


Malgré la présence d'un assistant supplémentaire placé à la hauteur de la ligne de but, l'arbitre central hongrois Viktor Kassai n'a pas accordé de but à l'Ukraine alors que le tir contré de Devic avait manifestement franchi la ligne avant d'être dégagé par l'Anglais Terry.
Un temps partisan de l'introduction de l'assistance vidéo à l'arbitrage, Michel Platini plaide depuis maintenant plusieurs années en faveur de l'arbitrage à cinq. Mais le message de Blatter semble indiquer que cela ne suffira pas à laisser la technologie sur ligne de but au rang de projet, alors que deux systèmes concurrents sont actuellement testés et qu'une décision à ce propos doit être prise par le Board le 5 juillet.
Platini, qui a peur d'un engrenage, semble lui-même résigné. « Joseph Blatter va le faire », a-t-il d'ailleurs prédit.w

Nord Éclair