VA fait valser Lille au bal des occasions manquées
Publié le jeudi 09 février 2012 à 06h00
Pourtant dominateur pendant 70 minutes, Lille a lâché sa Coupe hier à Valenciennes, qui a réalisé le hold-up parfait et se qualifie en quart pour la première fois depuis 18 ans.
SÉBASTIEN NOÉ > sebastien.noe@nordeclair.fr
Les Lillois risquent d'avoir mal à la tête en revoyant la vidéo de ce huitième de finale. Ils peuvent se demander comment ils ont pu lâcher cette coupe de France dont ils étaient les tenants. « Quand on a autant de situations et qu'on ne concrétise pas, on ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes », avoue, dépité, Rudi Garcia. Un discours partagé par ses joueurs qui se rejoignaient également pour critiquer un arbitrage qu'ils ont considéré « à sens unique ». Si les images devraient donner raison à M. Jaffredo d'avoir validé le but d'Aboubakar et d'avoir refusé celui de Béria, sauvé par Rafael sur la ligne, les Lillois regrettaient surtout « les nombreuses fautes d'antijeu » de leurs adversaires. Une frustration symbolisée par les accrochages après le coup de sifflet final, notamment entre Balmont et Gomis.
Lille n'a plus que la L1
Face à l'équipe type du LOSC, Daniel Sanchez avait clairement donné la priorité au championnat, et au match important pour le maintien contre Nancy dimanche. L'entraîneur valenciennois avait ainsi laissé cinq titulaires sur le banc (Ducourtioux, Danic, Cohade, Kadir, Pujol). Pendant les deux tiers de la rencontre, ses joueurs n'ont quasiment pas vu le ballon. Mais ont su être réalistes au meilleur moment avec un but de Dossevi reprenant un coup franc de Djuric au premier poteau (1-0, 70e).
Pour l'équipe du Hainaut, c'est évidemment une soirée parfaite. En se qualifiant en quart de finale de la coupe de France pour la première fois depuis 1994, les Nordistes donnent un nouveau souffle à une saison pénible, uniquement consacrée au maintien, qu'il faudra confirmer ce week-end. « C'est vrai que ça ne peut pas être mauvais pour la confiance d'enchaîner une série positive », lance Sanchez.
En deux mois, presque jour pour jour, le LOSC a, lui, été éliminé de trois des quatre compétitions dans lesquelles il était engagé (Ligue des champions, coupe de la Ligue et coupe de France). Évidemment, sa priorité reste le championnat. Où il aura fort à faire pour conserver une place sur le podium. Face aux réservistes valenciennois, les titulaires lillois ont peut-être pêché par excès de confiance. « J'y ai pensé en voyant la feuille match » , reconnaît Garcia. « Mais en même temps, quand on voit notre début de match, on ne peut pas dire qu'on les a pris de haut » , assure Béria.
Rafael, le sauveur
En effet, les Lillois ont rapidement mis le pied sur le ballon et transformé la rencontre en attaque-défense. Mais ils sont tombés sur un grand gardien.
Penneteau a ainsi été déterminant sur des tentatives de Cole (17e) et Roux (27e).
En face, seule une erreur de Cetto offrait une opportunité qu'Aboubakar ratait de peu (29e). La deuxième période était toute aussi frustrante pour le LOSC. Qui ratait l'égalisation sur une reprise à bout portant de Pedretti, tout près d'égaliser après le deuxième but (76e).
Deux minutes plus tard, Aboubakar profitait d'un mauvais marquage de Cetto pour filer seul au but et marquer d'une frappe qui touchait la barre avant, a priori, de passer entièrement la ligne (2-0, 78e).
Lille continuait de pousser et revenait au score grâce à Roux qui poussait de la tête un centre dévié de Bruno (2-1, 88e). Dans les arrêts de jeu, Béria frôlait encore l'égalisation mais son lob était magistralement sauvé sur la ligne par Rafael (93e).w



![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



Max : Comme il est étrange que pour les "beaux yeux" de Slimane...
bus : Il n'y a que Hollande pour croire que si le bateau...
riverainlille : Quality Nights………un label à géometrie variable....
Odeladeule : Le PS ressemble à un stade de foot ou l'important,...