L'école qui veut « dédiaboliser » les agents
Publié le jeudi 31 mars 2011 à 06h00 - GAELLE LAURENT-DRIDI > gaelle.laurent@nordeclair.fr
La première école d'agents de joueurs de foot a vu le jour l'année dernière. Son objectif ? Apporter une formation globale morale et juste afin de redorer l'image et l'âme de ce métier tant contesté.
C'est peu de dire que le métier d'agent a évolué ces dernières années. Il y a 20 ans, pour exercer, il suffisait de verser environ 90 000 E sur un compte bancaire domicilié en... Suisse. Un critère de sélection inadapté dans lequel les personnages les plus vénaux se sont engouffrés pour se remplir les poches. Inutile d'aller chercher plus loin l'image négative de cette activité. Aujourd'hui, dans le paysage footballistique français, on compte un agent pour sept joueurs professionnels. Ils sont 276 à avoir décroché l'affiliation FFF, réglementée par la FIFA, un sésame obligatoire pour pouvoir exercer.
Un examen très sélectif
Ce dernier ne se monnaye plus mais l'examen, de nature juridique et sous forme de questions à choix multiples, reste contesté. En moyenne, sur 430 candidats (libres et sans niveau d'études requis), 25 sont reçus, soit un taux de réussite de 17,2%. « Tout le monde peut passer le concours, une fois les conditions légales respectées (être majeur, par exemple, ndlr). Mais la majorité des candidats sont mal préparés. C'est comme si l'Etat offrait l'opportunité de passer le bac, mais sans lycée ». Hugo Zeitoun fait partie des nombreuses personnes à avoir tenté le concours. Echec, malgré ses années de droit. Lorsqu'il rencontre Sidney Broutinovski, un autre recalé lui-même diplômé en droit civil et droit immobilier, la création d'une école d'agents s'impose à eux comme une évidence. « Pour moi, ce domaine était une vraie passion, poursuit Hugo Zeitoun. Pour mon associé, qui a vécu en banlieue parisienne et côtoyé de nombreux footballeurs, c'était à la fois une porte de sortie et un moyen d'aider ses amis à s'imposer dans le foot ».
Puisque le concours n'est pas venu à eux, Hugo et Sidney sont allés à lui. Les seules formations dispensées étant insuffisantes (« Que ce soit en Italie ou ici, je n'ai trouvé que des modules d'une centaine d'heures ; c'est comme si on demandait à quelqu'un de devenir notaire en si peu de temps » , note Hugo Zeitoun), les deux compères ont lancé l'EAJF: école des agents de joueurs de football. « Où l'on dispense la formation que l'on aurait aimé avoir », poursuit-il.
Grâce à l'intervention de juristes et avocats spécialisés dans le droit civil, fiscal, du sport, de la propriété intellectuelle, des sociétés, et d'un agent sportif (Thomas Buanec), ce sont au total 520 heures de formation qui sont proposées aux candidats, accessibles soit au Parc des Princes soit sur internet.
« Le but est de moraliser la profession et de former des agents de joueurs compétents, souligne encore Hugo Zeitoun. Leur rôle est primordial dans la carrière d'un joueur, il doit être un assistant complet. Il s'agit aussi d'offrir une certaine traçabilité, c'est-à-dire connaître le parcours de ces agents, qui est souvent très flou. L'idée est de parvenir à dédiaboliser cette profession ».
S'exporter en Afrique
L'EAJF, qui a déjà reçu le soutien du monde professionnel, entend également s'exporter jusqu'en Afrique, où les vendeurs de rêves sont encore plus nombreux : « La traite des joueurs africains en Europe existe, il ne faut pas se voiler la face. Tout est à structurer mais notre but final est que tous les agents fassent passer l'intérêt du joueur avant les siens ». w



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Max : Comme il est étrange que pour les "beaux yeux" de Slimane...
bus : Il n'y a que Hollande pour croire que si le bateau...
riverainlille : Quality Nights………un label à géometrie variable....
Odeladeule : Le PS ressemble à un stade de foot ou l'important,...