Runje ne craint pas la date de péremption
Publié le vendredi 27 août 2010 à 06h00
Après une intersaison agitée, marquée par des blessures, des rumeurs de transferts et la concurrence de Kasraoui, Vedran Runje a retrouvé sa place dans le but lensois. Hier, il est revenu avec son humour habituel sur la situation.
SÉBASTIEN NOÉ > sebastien.noe@nordeclair.fr
Pour un journaliste, Vedran Runje est un peu comme un rayon de soleil en août dans le Nord : rare donc précieux. Chaque passage du gardien croate débouche sur des moments d'une sincérité rare dans ce milieu, agrémenté d'un humour grinçant. Exemple simple, hier, lorsqu'on lui demanda s'il avait souffert cet été d'être mis en concurrence avec Hamdi Kasraoui après avoir subi de nombreuses blessures : « Le coach a des choix à faire, je les respecte. Mais j'ai été blessé au nez, au mollet et aux adducteurs. Je ne savais même pas que j'avais autant de muscles et d'os. Mais il voulait que je travaille encore sur le plan physique ».
En fin de contrat en 2011 Visiblement détendu, Runje n'a pas forcément toujours été aussi serein. On imagine même qu'il a assez mal vécu le fait d'être mis en concurrence avec Kasraoui, tout comme l'envie de ses dirigeants d'éventuellement le laisser partir pour se débarrasser d'un contrat important, arrivant à échéance dans un an : « Ce n'est pas évident de travailler dans ces conditions, reconnaît-il. Quand on lit dans les journaux que Vedran, il a un trop gros salaire, que tout le monde est vendable, c'est difficile dans la tête. Là, il faut savoir mettre l'ego de côté ». Lui n'avait visiblement pas envie de quitter un club qu'il a rejoint en 2007 et à qui il est resté fidèle malgré la descente en Ligue 2 en 2008. « Si j'avais eu envie de partir, j'aurais pu, j'ai eu des offres cet été. Mais aujourd'hui, je suis là. Évidemment, si Manchester United était venu me chercher. Cela n'arrivera plus mais bon je continue quand même ».
Lui qui a retrouvé sa place dans les cages lensoises depuis deux rencontres veut maintenant enchaîner, en attendant d'être éventuellement confirmé no 1 par Jean-Guy Wallemme : « L'ambition personnelle fait avancer, elle fait vibrer même, poursuit le Croate. Pour les gardiens, c'est évidemment différent. Là je suis dans la cage et ça fait plaisir. Mais je sais que je n'ai pas le droit à l'erreur. Hamdi, je l'aime beaucoup, c'est mon coéquipier mais je veux garder ma place ».
Et malgré ses 34 ans, le garçon n'a pas envie de penser à une proche retraite. « Je n'ai pas eu de discussion avec mes dirigeants. Mais je suis un joueur comme les autres, à part les cheveux longs, lance-t-il, toujours caustique. À 34 ans, on est souvent considéré comme un vieux, notamment en France. Mais il n'y a pas de date limite de consommation, je ne suis pas une boîte de conserve. Tant que j'aurai le niveau, je jouerai, j'aime trop ça ». À Lens ou ailleurs, on ne s'en plaindra pas...



![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...