Du coeur à l'ouvrage pour les Lensois
Publié le lundi 23 août 2010 à 06h00
Sébastien Roudet a également sonné la révolte lensoise en égalisant en fin de match.Photo Hubert Van Maele
La manière dont les Lensois ont refusé la défaite contre Monaco (2-2), correspond à ce que Jean-Guy Wallemme, leur entraîneur, veut inculquer, et à ce que Gervais Martel, leur président, attend du jeu artésien cette saison.
ARNAUD PAPIN > arnaud.papin@nordeclair.fr
Gervais Martel n'a pas, publiquement tout du moins, fixé d'objectif précis à Jean-Guy Wallemme pour cette saison. Pour le président du Racing, accrocher le maintien est une évidence, autant qu'une question de survie deux ans seulement après le « tsunami de la descente en L2 » pour reprendre ses propos du printemps 2008. Mais quel maintien ? « Dixièmes comme dix-septièmes, nous sommes sauvés » , rappelle souvent Jean-Guy Wallemme. Gervais Martel s'est toutefois montré plus précis sur la forme : il attend un jeu ambitieux, porté vers l'avant, un football « plaisir ». Pour schématiser, peu importe le bilan comptable, enfin dans la limite d'une présence assurée dans l'élite, pourvu qu'il y ait l'ivresse.
Bilan comptable mitigé
À ce titre, la soirée de samedi dernier correspondait à cette vision. Les 32 900 spectateurs, les 300 supporters monégasques en moins, ont quitté Bollaert en ayant sûrement oublié, à chaud, que le Racing venait d'égarer cinq points, sur six possibles, dans son antre. Car la manière dont les « Sang et Or » ont arraché le nul, en remontant un handicap de deux buts en moins de vingt minutes sur la fin de match, a montré que ce Racing-là avait du coeur, du coffre. Donc cet état d'esprit collectif que leur entraîneur appelle sans cesse de ses voeux pour compenser un potentiel individuel moindre qu'un prétendant aux places européennes comme Monaco. « J'avais demandé aux joueurs de progresser dans le jeu, c'est ce que nous avons fait. Nous avions de la qualité, la volonté de ne pas baisser les bras. Mais le réalisme monégasque a failli nous coûter cher », analysait Jean-Guy Wallemme.
Si ce rythme se poursuit dans les semaines à venir, la lecture du classement pourrait annuler cette amnésie passagère. Ce que n'oubliait pas Jean-Guy Wallemme : « On ne peut se satisfaire d'un point à domicile car on en a déjà perdu trois (contre Nancy 1-2). Cependant, quand on est mené deux à zéro, il faut aussi se satisfaire d'un nul même si on se dit qu'on aurait pu l'emporter ».
Signe des temps où « la jeunesse maison » est appelée à compenser les manques du Mercato, sur le banc (Pollet, Monrose) comme dans le onze de départ (Aurier, Hermach, Monnet-Paquet), ce sont les jeunes pousses formés au club qui exprimaient le mieux cette nécessité de former un bloc face à l'adversité.
« A 2-0, nous prenons un coup sur la tête mais nous réalisons qu'il y avait moyen de revenir. Nous avons senti Monaco fatigué après leur match de mardi contre Montpellier (0-0), nous en avons donc profité, soulignait David Pollet, nous n'avons pas volé ces deux buts vu notre grand nombre d'occasions ». « Nous avons eu la satisfaction de tenir jusqu'au bout. ll faut continuer comme ça et se tenir la main pour réussir », ajoutait Steven Joseph-Monrose.
Cet état d'esprit constitue donc une base sur laquelle s'appuyer. « On peut avoir des regrets mais pas sur l'enthousiasme, la générosité et la volonté de ne pas accepter ce qui se passait. Dans l'esprit, ce match est celui qui fait un peu plus référence », concluait Jean-Guy Wallemme.
Une référence utile avant le voyage à Saint-Étienne, samedi.w


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citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...