Fernand Duchaussoy, taille patron
Publié le samedi 24 juillet 2010 à 06h00
Pour Fernand Duchaussoy, la répartion des rôles est claire: Le président de la FFF est aussi le patron des Bleus, ça ne se partage pas».
Fernand Duchaussoy, dans un style mêlant humour et caractère, a gravi un à un les échelons du football amateur jusqu'à devenir, hier, le président par intérim de la Fédération française (FFF), avec la volonté affichée de reprendre en main, sans tarder, l'équipe de France. Son prédécesseur avait payé cher les écarts de conduite des Bleus.
Celui que son prédécesseur, Jean-Pierre Escalettes, a appelé le « sous-pape de sécurité » devient le pape du ballon rond hexagonal, après une longue carrière de dirigeant commencée dans les années 80. Ce Nordiste fait son premier pas vers le sommet de la FFF près de Berck (Pas-de-Calais) à l'AS Rang-du-Fliers, dont il assure la présidence de 1981 à 1988. Cet ancien gardien de but se décrivait lui-même, en 2008, comme « le Aulas des troisièmes divisions de district ».
« Jamais de conflit » sous l'autorité de Duchaussoy, se rappelle Eric Margueritte, l'actuel président du club des marais de Balançon. « C'était un bon président. C'est lui qui a lancé l'école de football dans les années 80. Il savait mettre en valeur les gens et il a toujours une blague à sortir ». « L'élection de Fernand Duchaussoy est celle d'une personnalité indépendante et chaleureuse, d'un habile tacticien, d'un éducateur rayonnant, qui n'a jamais oublié ceux qui font le sport le plus populaire sur les stades le dimanche, estime Vincent Lena, président de la commission Jeunesse et Sports du Conseil égional, ses valeurs d'humilité, son sens du collectif, sa vision du professionnalisme comme émanation du sport amateur, seront à l'avenir la meilleure garantie contre les dérives actuelles dans lesquelles l'argent sans frein a plongé le football ».
Fernand Duchaussoy a ensuite pris du galon en devenant successivement président du district de Côte d'Opale (1992-1997), de la Ligue Nord-Pas-de-Calais (1997-2005), de la Ligue de football amateur (LFA) en 2005 et enfin vice-président du CNOSF depuis juin 2009.
Défendre ses idées
L'ancien professeur de physique sait manoeuvrer. « Disons qu'il a bien préparé son élection », estime avec retenue un membre du conseil fédéral. « C'est un homme de consensus. Après les évènements malheureux de l'équipe de France, il a su être une présence, montrer ses capacités et ses compétences, alors que ça n'était pas facile, c'est un ami d'Escalettes », ajoute un autre membre, Pierre Rochcongar.
Il est capable de se comparer à Johnny Hallyday, qui a le même âge (67 ans), ou de citer Aragon et Audiard (« Un imbécile qui marche va toujours plus loin que deux intellectuels assis »). « C'est dans son style de manier une note d'humour pour maintenir une bonne ambiance, mais il sait défendre ses idées: il garde sa ligne », confirme Pierre Rochcongar.
Fernand Duchaussoy sait faire preuve d'autorité, comme quand il veut remettre les Bleus à leur place. « Le président de la Fédération est aussi le patron de l'équipe de France, ça ne se partage pas », explique-t-il.
Le Berckois se rendra en Norvège avec les Bleus en août « pour prendre les choses en main d'entrée » : « Laurent Blanc sera le patron technique, je serai le patron tout court ». Un patron que les pros irritent parfois.
Mais Fernand Duchossoy ne veut pas incarner « le président de la rupture entre monde professionnel et le monde amateur: s'il y a divorce, ce ne sera pas de ma faute ».w


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Max : Comme il est étrange que pour les "beaux yeux" de Slimane...
bus : Il n'y a que Hollande pour croire que si le bateau...
riverainlille : Quality Nights………un label à géometrie variable....
Odeladeule : Le PS ressemble à un stade de foot ou l'important,...