Heysel, trace indélébile
Publié le mardi 16 mars 2010 à 06h00
Le 29 mai 1985, 39 personnes trouvent la mort dans les tribunes du Heysel à Bruxelles. Photo archives AFP
Il y a 25 ans, 39 supporters trouvaient la mort au Heysel en marge de la finale de la coupe des champions entre Liverpool et la Juventus. Un drame qui marque à jamais l'histoire des « Reds » et de la Belgique SÉBASTIEN NOÉ > sports@nordeclair.
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« Le Heysel est un phénomène social qui a un effet plus fort que le procès Dutroux. C'est un drame qui provient aussi de la folie humaine, d'une violence ». Ces mots terribles sont de Freddy Thielemans, bourgmestre de Bruxelles dans notre édition du 28 mai 2005. À l'époque, la Belgique replongeait dans le drame du Heysel, 20 ans après. Cinq ans plus tard, alors que Lille ira tenter jeudi de décrocher une place en quart de finale de la Ligue Europa, le plat pays reste autant marqué par le drame que ne l'est Liverpool.
La violence est toujours là
Ce 29 mai 1985, alors que les Reds s'apprêtent à affronter la Juventus de Turin en finale de la coupe de Champions, le bloc Z du stade bruxellois est envahi par deux vagues rouges de « supporters » anglais. La bousculade, avec les Italiens est terrible, le bilan dramatique : 39 morts, dont 38 le soir même. Le match, lui, se jouera dans une atmosphère surréaliste avec une victoire de la Juve. Dans les jours qui suivent, l'émotion suscitée permet de mettre en lumière le phénomène du hooliganisme qui ronge le football anglais.
Issus principalement des milieux défavorisés, les hooligans utilisaient la violence comme moyen de révolte. Et dans une ville de Liverpool ravagée par la désindustrialisation, le phénomène s'amplifie rapidement. « C'était la voie la plus facile et évidemment le football n'avait pas grand-chose à voir là-dedans, confie Declan, supporter des Reds depuis 30 ans. Ce drame a été un déclencheur dans la lutte contre les hooligans. On peut dire que le ménage a été fait, parfois aux dépens des supporters issus des classes populaires ».
Car Liverpool, suspendu de compétitions européennes pour six ans, suite à ce drame, va bientôt entrer dans une autre ère. Celle d'un championnat anglais tout puissant et riche où le « merchandising » est devenu roi. Et où le tarif des places dans le stade est devenu prohibitif. Mais au-delà, le Heysel a servi de révélateur : « Ici, ce drame et celui de Hillsborough ne pourront jamais être oubliés, poursuit Declan. Ils ont aussi servi à une prise de conscience. Personne ici n'a envie de revivre tout ça ». Aujourd'hui, les déplacements européens des fans de Liverpool sont évidemment nettement moins craints. Pourtant en 2008, Michel Platini, président de l'UEFA, a remis un rapport au gouvernement britannique faisant étant de 25 cas de violences impliquant des « scousers » (surnom des supporters) partout en Europe lors des quatre années précédentes. Preuve que toutes les leçons n'ont pas été retenues. 25 ans après, le drame du Heysel reste une tâche indélébile. Qu'on aimerait considérer comme appartenant au passé. w


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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...