La voie du Grand Chelem est ouverte
Publié le lundi 15 mars 2010 à 06h00
Le XV de France, auteur d'un succès très large mais assez inégal (46-20) contre une formation italienne quelque peu limitée , hier au Stade de France, a gagné le droit de viser le neuvième Grand Chelem de son histoire contre l'Angleterre, samedi prochain à Saint-Denis.
Les Français, auteurs de six essais, signent leur quatrième victoire du Tournoi après celles glanées en Ecosse (18-9) et au Pays de Galles (26-20) et à domicile contre l'Irlande (33-10).
Seul le tenant du titre irlandais, qui recevra l'Ecosse samedi prochain, est encore mathématiquement en mesure de contester une victoire finale que les Français n'ont plus remportée depuis 2007. L'Angleterre, elle, est déjà hors-jeu pour le titre mais se fera fort de contrecarrer les rêves français d'un premier Grand Chelem depuis 2004.
Pour préparer ce final en apothéose, l'entraîneur français Marc Lièvremont pourra puiser à loisir dans la prestation plutôt sérieuse de ses joueurs, avec deux bémols à la fin de chaque période démarrée en trombe. « Les joueurs ont pris le match par le bon bout avec deux mi-temps assez similaires : vingt-cinq premières minutes abouties et quinze minutes de relâchement. Si j'osais, j'ajouterais coupable mais il y a toujours eu beaucoup d'investissement », a déclaré Lièvremont.
Spécialiste malgré elle des victoires sans lendemain, la France poursuit son apprentissage de la rigueur. Guidée par un Morgan Parra rayonnant et tout aussi à l'aise à l'ouverture en fin de match qu'à son habituel poste de demi de mêlée, elle a su d'emblée s'installer dans la partie en profitant de « la plus mauvaise entame de match depuis au moins un an » des Italiens, selon les mots de leur entraîneur sud-africain Nick Mallett.
« Extrêmement satisfaits »
Morgan Parra sonnait la charge en s'extirpant d'un regroupement pour offrir le premier essai entre les perches à Imanol Harinordoquy, l'un des autres Français les plus en vue avec l'arrière Clément Poitrenaud (5e).
À l'aise dans l'axe, les Français trouvaient aussi des espaces au large, et d'une « sautée », Trinh-Duc envoyait David Marty prendre l'intervalle entre Canale et Mirco Bergamasco pour le deuxième essai français (18e), avant de réaliser le doublé sur un service d'Harinordoquy initié par Jauzion (26e).
Parra manquait sa première transformation et les Italiens ouvraient le compteur avant la pause sur une pénalité de l'ailier Mirco Bergamasco (22-3), profitant d'une baisse de régime des Français.
Mais la reprise dissipa rapidement le malentendu. Après un nouvel échange de pénalité Parra/Bergamasco, Trinh-Duc exploitait le leurre offert par sa paire de centres pour servir Marc Andreu, qui filait inscrire son premier essai international pour sa première titularisation (52e) Ce même Andreu rééditait sa percée pour offrir le cinquième essai à Yannick Jauzion. Pour ne pas être en reste, le 3e ligne Alexandre Lapandry inscrivait lui aussi son premier essai en bleu sur un service de Julien Malzieu. De quoi justifier le « coaching ».
Comme en fin de première période, les Français relâchèrent leur étreinte et autorisaient la réaction d'orgueil italienne, traduite par deux essais du deuxième ligne Carlo Del Fava et du demi de mêlée Pablo Cannavosio. « Les joueurs ont bien su gérer le match, à leur rythme. Forcément, il y a eu des moments un peu décousus, forcément, on a pris deux essais, forcément, on a raté deux pénalités et on a dû commettre une dizaine de fautes mais on est quand même extrêmement satisfaits », a conclu Lièvremont.w



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contribuable : ça arrangerait il le LOSC qui n'aurait pas le "stade...
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